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RPG médiéval fantastique
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Père Tobias Novice-Clerc

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Joined: 16 Jun 2007 Posts: 10
Age: 37 ans Race: Humain Métier: Père (religieux) Force: 3 Dextérité: 1 Constitution: 3 Intelligence: 3 Sagesse: 7 Charisme: 3
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Posted: 20/06/2007 15:08:49 Post subject: Père Tobias dans les méandres d'un temple. |
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Père Tobias venait de descendre du navire. Comme tout le monde, bien qui ne l’était pas, il découvrait cette nouvelle ville, et ses règles, dont la première consistait à se faire recenser dans un baraquement du port. Ceci fait, le religieux se frayait maintenant un chemin parmi les badauds, tentant de trouver des repères pour ne pas se perdre lors de ses prochaines visites.
Parcourant déjà les quais, il nota que tout avait été fait à la va vite, comme si les premiers colons pensaient rester seuls même une fois la nouvelle répandue sur l’ancien continent. Nouvelle qui, par ailleurs, traversait toutes les contrées à une vitesse folle, depuis qu’on la connaissait sur Cydipe. Un nouveau continent, tout de même…
Des petites avancées de bois, ou même de pierres à certains endroits, jonchaient les flots de l’estuaire tandis que de nouveaux navires déchargeaient un flux continu de voyageurs.
Des gardes en armures rutilantes flanqués de grands sacs interpellaient ici et là des hommes en armes, confisquant tout ce qui avait une lame ou une pointe, en ne laissant aucun autre choix. Pourquoi ne pas laisser leurs armes aux colons quand on pouvait s’en procurer ici ?
En effet, arrivé à une intersection, Père Tobias remarqua un panneau aux multiples directions, dont un indiquait la ville avec ses tavernes, ses temples et sa forge…
Visiblement, elle se découpait en cinq quartiers distincts dont chacun était plus ou moins gouverné par les guildes. Sur le continent, on parlait d’ailleurs de ces dirigeants dont le choix avait fait couler beaucoup de salive.
Parmi les quatre, comme on les nommait couramment, se trouvait une femme, ce qui, là encore, suscitait le débat. Mélusine Adanedel ! Père Tobias, qui ne la connaissait pas, n’avait entendu que des racontars à son sujet et, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle savait prendre les choses en main. Une femme au pouvoir, qui plus est lorsque celle-ci réussissait, démontrait à tous l’égalité des sexes, pensa Tobias, qui avait pourtant lui-même du mal à se faire à cette idée. Enfin, si elle maîtrisait les choses !
Ses compères eux aussi faisaient parler d’eux !
Zéphir Aëthopia, chef de la guilde des voleurs avait, paraît-il, fait une ascension fulgurante parmi ses pairs, pour enfin se hisser là où il demeurait à présent. Inconnu encore une fois pour le religieux, ce dernier songea que prendre contact avec ce discret personnage ne serait pas une mauvaise chose. Son collègue, maître des guerriers de la ville, l’inspirait moins, en revanche…
Car Ian Selestaran, malgré sa place de chef, apparaissait avant tout comme un guerrier et, comme chacun le sait, les soldats ne sont pas réputés pour leurs capacités intellectuelles. A moins qu’il ne fasse partie du cercle très privilégié des grands stratèges… Peu d’hommes, à ce propos, peuvent à ce jour se glorifier d’y faire place mais l’Histoire, qui elle ment bien moins que ces individus, retient à elle seule les noms des concernés. Constat affligeant : l’espèce humaine y avait peu siégée depuis les millénaires de son existence. A croire que cette dernière méritait parfois certains des sobriquets qui lui étaient attribués…
Non, pensa Tobias, tout le monde n’est pas à mettre dans un sac uniforme et, selon ce qu’il avait entendu sur le navire qui l’avait amené, le maître de la guilde des clercs, lui, prouvait à tous combien l’éclat des hommes demeurait étincelant ! Caleb le nommait-on, sans rien devant, ni derrière, comme si ce seul mot pouvait évoquer à lui seul la puissance du prêtre. Discret au possible, presque personne ne s’accordait sur sa description physique comme sur celle plus… morale. Là encore, le secret devrait être percé par une rencontre des deux hommes.
Ces pensées en tête, Tobias marcha le long de la grande route pavée qui menait à la ville de Lesnie. En ligne droite et sans aucun virage, elle se voulait courte et, dès ses premiers pas, on apercevait au loin une grande et robuste porte flanquée de remparts en construction. Le religieux qui prenait le temps de regarder ce qui se présentait devant lui comme sur les côtés songea qu’il était assez ridicule de mettre une ouverture bardée d’acier quand on pouvait passer ailleurs sans ne rien risquer… Enfin, cela devait être du provisoire et des gardes, en plus des ouvriers affairés, devaient sûrement veiller au grain, entre deux roupillions, afin qu’aucun individu ne rentre sans y être autorisé.
Ce qui frappa Père Tobias, outre l’odeur pestilentielle des gens qui l’entouraient, c’est le peu de bêtes de sommes qu’il pouvait apercevoir. Des charrettes, tirées par des bœufs, et quelques chevaux fatigués par un trajet en mer faisaient sonner le pavé mais cela faisait assez peu pour une telle population. Le reste des animaux empruntaient peut être un autre chemin ou arriveraient plus tard.
Dans les chariots en tous genres, on voyait passer des caisses de marchandises, de la paille, des matériaux de constructions ou encore d’autres colons, entassés par poignées, serrés les uns contres les autres et secoués de soubresauts.
Sans s’y atteler plus que de raison, Tobias continua sa marche, l’air digne, son long bâton à la main.
Arrivé non loin des grosses portes de bois, où des gardes peu impressionnants gardaient toujours l’entrée, le religieux nota la présence du matelot au couteau dont il avait recueilli la confession une nuit plus tôt. Accélérant un petit peu, Tobias le rejoignit et, une fois à sa hauteur, lui demanda :
- Tu as enfin repris tes esprits mon garçon ?
Etonné, ce dernier eut léger sursaut, comme il n’avait pas fait attention aux passants qui le collaient de près. Apercevant le paisible visage de l’homme qui l’interrogeait, il grimaça cependant d’appréhension, l’espace d’une seconde, et répliqua :
- Je le crois mon père… A moins que l’homme qui vient d’entrer dans la ville, en cet instant même, ne cherche encore une fois à me nuire.
- C’est pour le tuer que tu le suis ou vas-tu faire affaires maintenant que tu descends de ton navire ?
- Je vais prendre un bain si les tarifs ne sont pas trop élevés, laver mes affaires et les faire sécher à l’air frais, ainsi qu’aller à la taverne, comme tout bon marin.
- Voilà un programme meilleur que celui que tu te promettais. Je suis fier de toi mon enfant, tu prends le bon chemin.
S’échangeant un sourire pour mieux le partager, ils firent ensuite route ensemble, pour les quelques mètres qui restaient. Comme le matelot connaissait bien la ville, il indiqua quel chemin suivre au religieux et ils finirent leur conversation :
- Et bien, je crois qu’il est temps de nous séparer mon enfant. Fais bonne route et que la foi guide tes pas.
- Je ne sais pas qui me mènera, mais du moment que j’évite les embûches, je vais m’estimer heureux. Les accidents sont assez nombreux en mer pour qu’en plus je sois menacé à terre.
- Voilà de sages paroles que je ne t’aurais pas prêté il y a de cela quelques heures. Pars tranquille et gardes de toi des ennuis mon enfant.
Alors que le jeune homme allait répondre au Père, un cri, au dessus d’eux, se fit entendre : un homme tombait des remparts. S’approchant pour essayer de le secourir, le religieux dût jouer de son autorité pour écarter les badauds qui se massaient déjà autour de la forme indistincte aplatie sur le sol. A quelques pas du corps, Tobias savait déjà à quoi s’attendre. Le crâne de l’individu en question avait explosé contre le sol comme un fruit trop mûr et ses bras étaient dans une position tellement irréaliste qu’ils ne pouvaient qu’être fracturés en plusieurs endroits.
Vérifiant tout de même de quelques gestes experts, Père Tobias eut vite confirmation et annonça :
- Il est mort sur le coup, que des gardes lui fassent une sépulture descente. Ce malheureux ne doit pas rester là à la vue de tous.
Sur ces mots, deux gardes descendus des remparts arrivèrent au pas de course et retournèrent l’individu, révélant son visage à tous. Le couvrant rapidement d’une toile grise, qui avait sûrement dû servir à cacher quelques caisses de marchandise, ils furent ensuite rejoints par deux autres collègues armés d’un brancard. Le soulevant un peu gauchement, ils l’emmenèrent au-delà du champ de vision des protagonistes et le matelot, jetant un regard dans celui de Tobias, avoua :
- C’est l’homme qui a tué mon frère.
- Je l’ai reconnu, effectivement.
- Je comprends un peu mieux ce que vous souhaitiez me dire et je crois qu’il ne serait pas inutile que je passe dans le quartier des temples avant notre prochain voyage en mer.
- A ta guise mon enfant, mais je vois en toi un changement qui s’opère et qui te guidera mieux que tu ne l’espères. A présent, ne restes pas ici, je crois que tu as quelques occupations à faire.
Echangeant une nouvelle pair de sourires et de salutations malgré l’instant passé, ils se détournèrent du lieu et firent chacun leur propre chemin.
Tobias, qui ne se retourna pas, avança en traversant tout abord une grande allée centrale - sans doute le cœur de Lesnie - qui menait à la Grande Place. Des yeux, de tous côtés, notaient silencieusement son appartenance au monastère de Path sans qu’ils ne repèrent d’où ils l’observaient. Peu importait, de ce point de vue là, puisqu’il ne cherchait pas la plus grande discrétion, pas plus, d’ailleurs, que la reconnaissance de tous. Être un citoyen et nouveau colon comme les autres, aussi banal puisse paraître cette condition, était un souhait pour lui, qui avait perdu sa véritable identité depuis son enfance. Se voir dans les yeux des autres comme un voyageur en quête de renouveau avant d’être reconnu comme le Père Tobias de Path signifiait vraiment quelque chose pour le clerc.
Marchant toujours, Scratch sur une épaule, il fouilla dans son sac et en sortit un petit carré de fromage. D’un jaune terni et aux formes pas si rectilignes que ça, l’on voyait qu’il n’avait pas été soigneusement coupé dans la matinée. Mais la petite souris s’en souciait et peu et, quand Tobias approcha l’aliment de ses petites dents pointues, le mammifère n’en fit qu’une bouchée. Poussant un léger cri aigu en guise de remerciement, il rejoignit ensuite une autre poche du prêtre pour s’abandonner à un de ses grands passe-temps : dormir.
Au fur et à mesure que l’homme s’approchait de la Grande Place, le flot de badaud s’intensifiait et, quand il arriva enfin sur cette vaste aire flanquée d’une fontaine, se fut même limite asphyxiant.
Vêtu d’or et de beige parmi une foule bariolée de toutes les couleurs, des plus vives aux plus sombres, Père Tobias joua des épaules pour se faufiler doucement dans la masse qui grouillait de tous côtés. Tout en s’efforçant de ne pas bousculer tous ceux qu’il croisait, il dût tout de même, à plusieurs reprises, insister un peu plus, sans toutefois faire de mal aux autres colons.
Après quelques minutes et alors que de la sueur commençait à ruisseler dans son dos, il atteignit, à sa grande surprisse, la fontaine. Il avait mis tout ce temps pour traverser la moitié de la place !
S’approchant de celle-ci, il nota les pièces qui couvraient son fond et s’aspergea le visage avec l’eau fraîche qu’elle contenait. Cela faisait tant de bien après un voyage en mer, enfermé dans une cale ou debout sur un pont ! Ne tenant pas à rester plus longtemps ici, puisqu’il n’avait rien à y faire, il se repéra grâce aux bâtiments environnants et pris la direction du quartier des temples : à l’Est.
Forçant une nouvelle fois le passage dans la multitude toujours aussi compacte, il arriva ensuite dans une rue un peu moins grande que la première qu’il avait empruntée. Des dizaines de maisons, plus ou moins agréables à regarder se dressaient autour de lui et il remarqua encore plus la différence – plus nette - lorsqu’il fit son entrée au cœur même des logis.
Là, tout était calme et, quelques pas plus loin, un long bâtiment gardait les passants à l’ombre. Barrant la route de ses lignes blanchies à la chaux, le monument obligea Tobias à faire un petit détour. Un large toit couvrait presque tout l’ouvrage et de hautes fenêtres le perçaient de part et d’autres. A en juger au nombre d’ouvertures, le taux de luminosité de l’endroit devait être vraiment impressionnant, bien qu’une ombre venait compléter ce tableau : quelques épais rideaux à certains endroits. Peut-être ce lieu était-il le dispensaire de la ville.
Un peu plus loin, le Père crut qu’il avait véritablement changé de continent, purement et simplement !
Un lavoir, au milieu de la place, somme toute classique, fut à peu près la seule chose qui ne payait pas de mine, et encore, la petite étendue d’eau paraissait neuve et chatoyante. De larges poutres, un toit d’ardoises, et de la pierre pour le sol couvert de mousse et de bulles éclatantes.
Sans trop s’attarder sur cet endroit assez classique, Père Tobias s’arrêta pourtant afin d’observer les différents lieux de cultes, tout autour. Les bâtiments étaient correctement espacés et ne se ressemblaient pas, chacun possédant une architecture singulière. Il y en avait pour tous les goûts, même ceux, particuliers, du religieux.
Pour ne pas paraître trop surpris par tant de beauté, l’homme qui tenait un bâton richement orné reprit sa marche, avant de chercher la petite souris qui lui servait de compagnon. La sentant remuer au bout de ses doigts, dans le fond d’une poche, il se murmura quelque chose à lui-même et entra dans un temple.
Aussitôt, il fut frappé par la fraîcheur qui y régnait. L’épaisseur des murs, leurs hauteurs et la configuration du bâtiment ne laissait pas de doute sur sa nature, en plus de permettre une aération et une douceur forts appréciables.
Ne ralentissant pas le pas pour se donner une contenance, il salua d’un signe de la tête les employés qu’il croisait ; bien souvent des femmes. Vêtues de toges ou de larges vêtements de couleurs unies, elles déambulaient parmi quelques visiteurs, dont Tobias faisait partie – et des moines en voyages.
Passant devant une série de statues, le religieux gravit une volée de marches qui ne se termina qu’une fois en haut d’une tour, où seul un chemin était proposé. S’y engageant, le Père commençait à se demander sérieusement s’il n’aurait pas mieux fait de demander son chemin.
Un couloir, une nouvelle série de marche, des statues qu’il n’avait jamais vues, des portes closes et de moins en moins de monde dans les couloirs… Autant d’éléments qui l’amenèrent à ce constat : il était perdu.
Seulement, peut être que demander conseil serait plus difficile que prévue, maintenant qu’aucun individu, pas même un visiteur, ne venait à sa rencontre. S’avisant de plus que les torches qui tenaient contre les murs - grâce à un astucieux système muni d’un cercle métallique - étaient éteintes, Tobias chercha en vînt une sortie pour retrouver l’air libre.
Après être passé dans une sorte de tunnel complètement noir, il tapa deux fois de son bâton contre le sol. Ce qui pouvait constituer une arme émit une faible lumière bleutée qui se répercuta contre les murs. Une bonne heure après son arrivée dans le temple, Tobias put enfin gagner un carrefour où sept portes de bois l’entouraient. Ne cherchant pas même à les ouvrir, il attendit que quelqu’un daigne l’aider, immobile et tête baissée, au centre de la salle maintenant plongée dans une semi obscurité ; le scintillement bleuté ayant disparu. _________________ "Il n'y a pas de plus grande colère que celle froide et résolue qui se niche dans certains coeurs."
Père Tobias, du monastère de l'Archipel de Path. |
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Leïla Maître de Guilde

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Joined: 21 Jan 2007 Posts: 706
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Posted: 20/06/2007 22:39:47 Post subject: Père Tobias dans les méandres d'un temple. |
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[Juste un tout petit détail sur ton rp : La guilde des voleurs se cache sous le couvert de la guilde des marchands. En fait, à moins d'en faire partie ou d'en avoir eu vent par un des membres, tu ne peux donc pas savoir qu'il s'agit de voleurs ]
Comme tous les matins depuis quelques semaines, Leïla s'était levée aux Aurores afin d'entamer une journée qui s'annonçait chargée. Une rapide toilette et un déjeuner enfilé sur le pouce lui permirent néanmoins de flâner un court moment dans les ruelles de la ville. Et comme, elle aimait le faire depuis son retour d'expédition, elle fila en direction des remparts pour observer les alentours de Lesnie. Elle aimait ces rares instants de solitude où elle pouvait de ressourcer,
certaine de ne pas être dérangée, contrairement aux Temples. Bien sûr, elle ne regrettait en rien ses nouvelles responsabilités mais les moments seule auxquels elle tenait tant se faisaient de plus en plus rares.
Les premiers rayons de Soleil firent leur apparition à l'horizon, baignant la plaine et la mer d'une douce lueur orangée. La silhouette gonflée des voiles de plusieurs navires se découpait nettement sur le fond encore un peu étoilé du ciel. Une vague de nouveaux colons allaient, comme chaque jour, foulait la terre d'Iwy pour la première fois. Et comme d'habitude, elle verrait arriver au dispensaire un lot de citoyens inquiets sur les maladies du nouveau monde. Elle esquissa un sourire... elle affectionnait cette rencontre qui permettait de rassurer tout un chacun et de faire des connaissances.
Le Soleil était maintenant complètement levé et il était temps pour la jeune elfe de se mettre en route pour sa journée de travail. D'un pas léger, elle partit en direction du dispensaire. Elle ne pourrait pas y rester longtemps aujourd'hui, elle avait à faire aux Temples mais pour rien au monde, elle aurait abandonné cette visite matinale. Elle faisait un tour de chacun des malades, discutant plusieurs minutes avec tous pour prendre de leurs nouvelles et savoir s'ils se sentaient mieux. Elle savait que le mental était important dans la voix de la guérison et accordait donc un peu de son temps à toutes les personnes présentes dans le bâtiment. Elle avait affiché au planning qu'elle se serait pas présente sauf en cas d'urgence, elle n'avait donc nullement besoin de le redire à ses collègues. Cependant, elle voulait voir un des apprentis pour l'envoyer au marché,
refaire le plein des plantes qui manquaient à l'inventaire.
Le tout pris plusieurs heures et c'est la matinée déjà bien avancée que Leïla prit enfin le chemin des Temples. Le pas rapide mais les traits sereins, elle ne prêta guère attention aux bruits émanants du lavoir, pressée de se mettre à la tâche qui l'attendait. Et tout d'abord, elle devait rencontrer Siyan, prêtre de la guilde, qui avait expressement demandé une réunion pour le soir même. Un motif de la plus haute importance, avait-il écrit dans sa missive à la responsable de guilde. Leïla avait donc apporté à chaque membre les convocations, la veille au soir, regrettant au passage de ne pas avoir de messager dans la guilde. Mais à présent, elle souhaitait en savoir un peu plus sur les motifs entraînant cette séance exceptionnelle.
Elle déambula un moment dans les différents Temples, s'assurant d'une part que tout se déroulait bien et que personne ne sollicitait sa présence, et d'autre part cherchant Siyan du coin de l'oeil. Mais comme elle s'y attendait, elle ne le trouva point. Elle reprit alors le chemin du Temple principal et jetant un coup d'oeil autour d'elle afin de s'assurer que personne ne la regardait, s'éclipsa derrière une statuette. Elle se retrouva dans un étroit corridor, assez long et aboutit rapidement à une porte en bois. Sortant son trousseau de clés de sous sa cape, elle ouvrit le battant d'une des nombreuses entrées secrètes de la guilde. Elle s'amusait de ne jamais prendre le même chemin, arrivant ainsi toujours à l'improviste.
Enfin dans le jardin du Temple, elle repéra rapidement celui qu'elle cherchait et l'amena dans son bureau afin de discuter tranquillement. Elle comprit rapidement l'intérêt de la réunion : le navire destiné aux Temples et qui devait amener de nombreuses choses pour l'aide aux nécessiteux venait de faire naufrage. Les Temples arrivaient en rupture de stock, il fallait donc rapidement trouver une solution. La discution dura une bonne heure et Leïla, bien que soucieuse, n'en laissa rien paraître. Rassurant le prêtre, elle le congédia sereinement, lui donnant rendez-vous au soir même.
Il sortit aussitôt par la porte qu'ils avaient emprunté un moment plus tôt, que Leïla ferma à clés avant de sortir par la deuxième porte du bureau. Elle débouchait sur une petite cour intérieure, assez sombre, munie de sept portes, et qui était accessible par tous, bien que très difficilement trouvable. La guérisseuse ferma la porte à double tour et se tourna pour repartir en direction du dispensaire. La semi pénombre ne la dérangeait nullement : elle y voyait très bien et connaissait les lieux par coeur, mais elle était perdue dans ses pensées, se demandant comment résoudre le problème qui se posait.
Aussi, elle ne vit pas de suite qu'elle n'était pas seule. il faut dire que personne ne s'aventurait par ici. Tout d'abord, il fallait trouver l'entrée du couloir, et puis, il n'avait pas un aspect suffisamment engageant pour inviter les gens à y entrer. Elle fit donc quelques pas avant de s'arrêter, intriguer l'étrange sentiment d'être observée. Elle sentit l'aura émanant du visiteur avant même de le voir. Elle tourna alors la tête dans sa direction et le vit : un homme grand, de solide constitution, immobile tête baissée, s'appuyant sur un bâton. Mais ce qui frappa le plus la jeune elfe, ce fût la certitude qu'elle eut en le voyant qu'elle avait à faire à un prêtre.
Sans un mot, elle se dirigea vers le mur le plus proche et prit une chandelle dans la main qu'elle alluma. Aussitôt, la flamme encore vascillante baigna la pièce de sa douce clarté. S'approchant alors de l'inconnu, Leïla, calme comme à son habitude s'adressa à lui d'une voix posée :
"Bonjour, puis-je vous aider mon Père ?"
Elle se rendit alors compte qu'elle avait employé le terme "mon Père" sans même avoir la confirmation qu'il était bien prêtre. Mais elle avait rarement de telles certitudes... Elle resta devant lui, le regardant sans insistance pour ne pas le gêner. Elle était aussi certaine qu'il s'était perdu que du fait qu'il était prêtre mais elle n'en souffla pas mot. Elle attendit alors une réponse avant de pouvoir le guider dans les méandres du Temple. _________________
Magie maîtrisée :
Magie végétale : Création, Commun ; Magie animale : Terrestre, Commun
Guérison des animaux : Blessure légère, Mineur
Guérison des humains : Maladie ordinaire, Majeur [] Blessure légère, Majeur [] Maladie/blessure grave, Commun |
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Père Tobias Novice-Clerc

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Joined: 16 Jun 2007 Posts: 10
Age: 37 ans Race: Humain Métier: Père (religieux) Force: 3 Dextérité: 1 Constitution: 3 Intelligence: 3 Sagesse: 7 Charisme: 3
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Posted: 26/06/2007 00:15:38 Post subject: Père Tobias dans les méandres d'un temple. |
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Père Tobias patientait toujours dans la salle circulaire aux sept entrées. Personne ne se présentait pour le moment et, pour le religieux, cela commençait à être problématique.
En effet, une mission lui était confiée et, après avoir passé du temps à s’enquérir des formalités de nouveau citoyen, il avait longtemps erré dans les couloirs de ce temple. Sans compter qu’ensuite, pour trouver un ou une responsable haut placé dans la Guilde des clercs, il faudrait jouer d’influence, de pré-requis mais aussi de procédures… Cela mettrait sûrement un certain temps avant de pouvoir ne serait ce qu’obtenir une entrevue avec les dirigeants du quartier.
Enfin, s’il le fallait, Tobias le ferait… Mais l’heure restait aux priorités et, en l’occurrence, obtenir une aide pour sortir des lieux rapidement, à défaut de trouver la personne qu’il cherchait représentait un objectif primordial.
En attendant, le public intéressé que constituait Tobias s’occupa tranquillement. Observant les murs, le sol comme le plafond, ainsi que tout le reste – se donnant ainsi une contenance sans le vouloir - il semblait bel et bien perdu en ce lieu de culte.
Pourtant, ce comportement consistait juste à apprendre et mieux comprendre les façons de faire en général.
En analysant les murs, il s’avisa de leur épaisseur, ainsi que de la pierre dont ils étaient faits. En posant l’oreille à terre, il comprit qu’il se trouvait soit dans une pièce souterraine – où personne ne pouvait avoir son sol comme plafond – soit très en hauteur et bien isolé… Enfin, la réponse importait peu, puisque le résultat, ici, était le même : il patientait en attente d’une main tendue.
D’ailleurs, l’aide requise arriva peu après.
Quelques pas légers se firent entendre, signalant qu’une personne de constitution légère arrivait. Debout au centre du carrefour, tête baissée et bâton brandit, Tobias chercha à deviner d’où la demoiselle arriverait, puisque c’est une dame qui se matérialisa devant lui peu de temps après.
Cheveux longs, blonds comme les blés, cascadant sur ses épaules et sa nuque ; teint blanc, presque lunaire ; et enfin un regard bleu profond, reflet de l’âme pure de ce qui pouvait n’être qu’une elfe. Ces indices précis et flagrants ne laissaient aucun doute sur les origines de la femme et sa voix, sans véritable accent elfique, fut pour ainsi dire le seul doute permis.
S’avisant que la guérisseuse l’appela par son statut, le religieux lui répliqua en l’observant pacifiquement, sans cacher son soulagement :
« Bien le bonjour, ou plutôt, bonsoir, ma fille.
Je suis heureux de vous voir en ces lieux, autant pour le ravissement que vous offrez à mes yeux que pour l’aide que vous me proposez. »
Ajoutant à son regard accueillant un sourire chaleureux et enclin à la discussion, le religieux prit le soin d’approfondir la conversation :
« Je suis le Père Tobias, du monastère de Path. Je viens d’arriver ici et je cherchais quelques bureaux ou responsables, mais je me suis égaré dans les couloirs, les escaliers et toutes ces structures qui constituent le temple.
L’architecture est vraiment différente de celle du monastère. »
S’avisant qu’il parlait beaucoup plus que la jeune femme, il se tût, gardant en tête que celle-ci, qui avait remarqué son appartenance à l’Ordre saurait ce dont il avait besoin et, peut être, pourrait même l’aider à trouver la sortie, un responsable ou à obtenir une entrevue.
Tête relevée et le bâton toujours à la main, Tobias afficha toujours son sourire en attendant une réponse de la demoiselle. _________________ "Il n'y a pas de plus grande colère que celle froide et résolue qui se niche dans certains coeurs."
Père Tobias, du monastère de l'Archipel de Path. |
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Leïla Maître de Guilde

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Joined: 21 Jan 2007 Posts: 706
Points d'xp: Age: 113 Race: Elfe des bois Métier: Guérisseuse Force: 7 Dextérité: 9+1 Constitution: 7 Intelligence: 15 Sagesse: 20 Charisme: 16
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Posted: 09/07/2007 17:40:43 Post subject: Père Tobias dans les méandres d'un temple. |
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La chandelle toujours dans sa main droite, Leïla s'inclina respectueusement lorsque son interlocuteur se présenta. Sans en donner l'impression, la responsable de guilde prenait déjà le dessus sur la guérisseuse : elle le jaugeait, observant son comportement, ses attitudes. Seule la lueur malicieuse de son regard pouvait la trahir mais, à la flamme vascillante de la bougie, il était bien difficile de s'en apercevoir. Elle se présenta à son tour, ne dévoilant pas encore toute son identité avant d'en savoir plus :
"Enchantée Père Tobias, je suis Leïla, guérisseuse au dispensaire de Lesnie."
Elle ne put s'empêcher de sourire à sa remarque sur l'architecture du Temple. Oui, tout avait été admirablement bien pensé et rares étaient ceux dont les pas les conduisaient jusqu'ici. C'était en soi une première épreuve, permettant de juger de la volonté et du calme de chacun. Epreuve qui ne semblait en rien avoir affecté le prêtre.
*Monastère de Path... hum...* La druide chercha un moment dans ses souvenirs mais ce nom ne lui disait rien. Elle ne connaissait malheureusement pas assez bien l'ordre des prêtres pour en tirer quelque chose. Toujours est-il que cet homme s'était destiné à servir ses croyances et qu'il correspondait parfaitement au profil cherché par la guilde. La suite de l'entrevue risquait d'être on ne peut plus intéressante.
D'un signe de la main, en souriant chaleureusement mais toujours sans un mot, Leïla indiqua le chemin à suivre au Père Tobias. Nul besoin de rester dans la pièce circulaire, ils empruntèrent donc le couloir par lequel le prêtre était arrivé. La jeune elfe attendait néanmoins d'en connaître un peu plus pour savoir vers quelle direction le guider. Peut être cherchait-il simplement un confrère ? Auquel cas, aucune raison de mentionner la guilde. La demande devait venir de lui ou alors, lorsque Leïla le connaîtrait mieux, peut être lui en parlerait-elle.
Après quelques pas, elle reprit enfin la parole et mui demanda très respectueusement :
"Dites-moi mon Père, quelle est la raison de votre venue ? Nulle curiosité de ma part bien sûr, je vous pose cette question afin de vous orienter au mieux dans ce dédale de couloirs."
Elle s'amusait de la situation, sans rien laisser paraître. Elle profitait de cet instant de quasi "anonymat" pour se faire une opinion, sans aucune influence. Ils atteignirent bientôt une volée de marches qu'ils descendirent pour aboutir sur deux chemins possbiles. La guérisseuse s'immobilisa alors, dans l'attente de la réponse de son interlocuteur, afin de savoir quelle direction prendre... _________________
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Père Tobias Novice-Clerc

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Posted: 22/07/2007 19:30:16 Post subject: Père Tobias dans les méandres d'un temple. |
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Père Tobias marchait paisiblement avec la demoiselle qui avait eu la gentillesse de le sortir du mauvais pas qu’il avait commis.
Perdu depuis un moment dans les dédalles du temple, le prêtre s’y sentait comme dans un labyrinthe et, après avoir erré quelques temps, son arrêt venait de le tirer de là : un salut bien peu glorieux, puisque l’inconnue faisait le travail à sa place, à savoir, le guider là où il comptait aller.
Sans l’ombre de la honte sur son visage, c’est avec le sourire que le religieux avait accueilli la demoiselle, dans la pénombre d’une salle circulaire, obscure et aux multiples ouvertures. Les présentations faites, ils commençaient ensemble à partir dans une direction que ni l’un ni l’autre n’avait pris la peine de mentionner ; à croire que le Destin guidait leurs pas.
Au bout de quelques enjambées et pour ne pas perdre le fil de la conversation, Père Tobias reprit la parole :
« N’ayez crainte Mademoiselle, je n’ai aucune raison de cacher ce pourquoi je suis là. »
Accompagnant sa réplique d’un sourire, bien que l’obscurité devait masquer la blancheur de ses dents, il ne s’arrêta pas à cet instant de pause et continua sur sa lancée :
« Je suis là pour visiter Lesnie et les quelques terres connues. Peut-être vais-je même aller plus loin, pour remplir mes objectifs au mieux.
Mais je dois avant tout m’occuper des lieux connus.
Le but de cette expédition, si l’on peut l’appeler ainsi, est de faire un rapport à mes confrères restés dans l’archipel. Je suis en effet, peut être le savez vous, le premier du monastère à poser le pied sur ce continent.
Enfin, voilà ce qu’est ma mission, en somme : dresser un portrait des colons, de la ville et du continent pour alimenter les archives de l’Ordre. »
Baissant un peu le ton pour adopter un air de conspirateur purement étudié, il fit la comédie en ajoutant :
« Je prie déjà pour qu’on m’épargne un rapport trop long et donc, des nuits blanches à écrire à la lueur d’une bougie. »
Son bâton tenu fermement, il continua de marcher tranquillement, en confiance – même restreinte – avec la demoiselle. Alors qu’ils arrivaient à une intersection, il s’arrêta pour faire face à la jeune femme et énonça :
« J’aimerais, toujours dans le but de faire pourquoi je suis là, entré dans la Guilde des clercs, vous savez. Ce serait une protection agréable, et un refuge, en cas de soucis, même si je doute fortement qu’il y en ait.
Enfin, ça me permettrait, entre deux soirées passer devant un pupitre, d’aider la population et de mieux la connaître. »
Sentant que Sratch faisait des siennes dans l’une de ses poches, Père Tobias s’interrompit, glissant une main sous sa tunique pour calmer l’animal, grâce à ce contact qui, pour lui, devait être rassurant.
Comme la souris ne couina pas et qu’elle paraissait à nouveau tranquille, le religieux put reprendre :
« Tout ça pour vous demander, gente demoiselle, si vous pouviez m’aider. »
Plongeant son regard dans celui de son interlocutrice, comme ils étaient à l’arrêt, Tobias prit le temps de lui sourire une nouvelle fois, dévoilant au mieux ses intentions amicales, et la sincérité qu’il l’animait. _________________ "Il n'y a pas de plus grande colère que celle froide et résolue qui se niche dans certains coeurs."
Père Tobias, du monastère de l'Archipel de Path. |
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Leïla Maître de Guilde

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Joined: 21 Jan 2007 Posts: 706
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Posted: 06/08/2007 04:22:14 Post subject: Père Tobias dans les méandres d'un temple. |
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Ecoutant attentivement le récit du Père Tobias, Leïla sourit en elle-même : elle aurait pu prendre n'importe laquelle des directions, quelque chose lui disait que de toute façon, ils finiraient au bureau de la guilde. Ils étaient maintenant à l'intersection d'un couloir qui, que ce soit vers le nord ou vers le sud, menait à un escalier. Combien de fois la druide avait-elle pu se perdre elle-aussi dans ce dédale alors qu'elle venait tout juste de prendre ses fonctions ? Elle ne les comptait même plus. Toujours est-il qu'après des mois à parcourir les couloirs, elle s'y sentait à présent comme chez elle !
Pourtant, tout au rôle qu'elle se donnait à présent devant son interlocuteur, elle fît mine de réfléchir un moment sur la meilleure direction à prendre. Il faut dire qu'il ne tarderait pas au Père Tobias de trouver étrange qu'une guérisseuse s'oriente si bien dans un Temple si elle n'y prenait gare. Or, elle voulait garder encore un peu de mystère, juste assez pour en apprendre un peu plus et pouvoir diriger l'entrevue comme elle l'entendait. Elle avait appris avec son accession dans la guilde que les gens parlaient souvent plus ouvertement avec ceux qui ne représentaient pas l'autorité. Et bien que le prêtre ne semblait pas être de cette graine-là, le petit jeu en valait la chandelle. Il lui pardonnerait bien en temps voulu le subterfuge.
Heureusement, tout se déroulait à merveille pour le moment. Loin de s'offusquer de sa question, comme elle n'en doutait pas, le Père Tobias expliqua les raisons de sa venue. La guérisseuse pensa rapidement qu'il faudrait qu'elle se renseigne sur le monastère de Path afin d'en savoir plus et savait déjà qu'elle irait dès le lendemain à la bibliothèque chercher quelques informations. Mais l'heure n'était pas encore à ce genre de questions et Leïla étouffa un léger rire lorsque le prêtre prit sa mine de conspirateur. Décidemment, il savait y faire pour mettre les gens à leur aise en sa présence. Elle pensa un instant aux multiples documents qu'elle remplissait chaque soir et ne put s'empêcher d'acquiesser à sa remarque.
Ecoutant toujours ce qu'il avait à lui dire, Leïla prit alors la décision de prendre le couloir vers le sud. Certes, ce n'était pas le plus court chemin pour rejoindre le bureau de la guilde mais elle y voyait plusieurs avantages. D'une, leur petite conversation "anonyme" durerait un peu plus longtemps, et deuxièment, elle ne connaissait pas encore assez son interlocuteur pour lui montrer les accès directs. La prudence devait être avant tout de mise, même au sein de la guilde des clercs, pourtant présente pour s'occuper des autres. Les responsabilités avaient rendu l'elfe plus méfiante, contrairement à sa nature !
Ils atteignirent les marches de l'escalier et commençèrent à le monter lorsque le Père Tobias aborda le sujet de la guilde. Ainsi, ils y venaient... Leïla le regarda d'un air volontairement étonné, faisant mine de perdre son assurance. Tout dans son attitude donnait l'impression qu'elle ne savait que faire pour accéder à la demande de son interlocuteur. Elle reprit alors la parole et, d'une voix légérement hésitante, répondit :
"Et bien, je vais tâcher de faire au mien pour répondre à votre demande mon Père. Et peut être que sur le chemin, nous rencontrerons quelqu'un plus à même de vous aider !"
Elle répondit alors à son regard en posant à son tour les yeux dans les siens. Elle avait quelque peu honte de mener en bateau cet homme de foi qui semblait si sincère mais c'était le meilleur moyen pour se forger une opinion. Chaque membre de la guilde avait subi un test, toujours différent, et Père Tobias ne pouvait faire exception. Aussi, elle ne scilla pas un seul instant et se permit même de lui sourire timidement en lui montrant le chemin à prendre. Elle lui indiqua néanmoins le couloir qui, tournant vers l'est, menait en pente douce vers le hall d'entrée du Temple. Ils pourraient ainsi passer directement dans le bureau de la guilde, par l'entrée des visiteurs.
Après ce court arrêt, la guérisseuse se remit en marche, toujours accompagnée du Père Tobias. A mesure qu'ils avançaient, l'obscurité s'éclaircissait et bientôt la chandelle ne fût plus d'aucune utilité. Leïla la raccrocha alors au mur et continua son chemin. Au bout de quelques minutes, ils accèdèrent à une porte derrière laquelle on entendait, en prêtant l'oreille, les prières de personnes se recueillant. L'elfe n'avait que très peu parlé, laissant l'initiative à son interlocuteur et attendant qu'il lui pose les questions qui pouvaient lui traverser l'esprit. Elle ouvrit doucement la porte et le fît passer dans le hall... _________________

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Père Tobias Novice-Clerc

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Joined: 16 Jun 2007 Posts: 10
Age: 37 ans Race: Humain Métier: Père (religieux) Force: 3 Dextérité: 1 Constitution: 3 Intelligence: 3 Sagesse: 7 Charisme: 3
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Posted: 15/08/2007 18:32:49 Post subject: Père Tobias dans les méandres d'un temple. |
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La splendide jeune femme le mena dans le hall d’entrée, d’un pas gracieux et lent. Doucement, ensemble, ils arpentaient les dédalles de couloirs tous plus inconnus que les autres, à ceci près qu’au fur et à mesure, le décor ce fit plus familier et que, dans une plus grande mesure, la lumière se fit plus importante. Si importante, d’ailleurs, que la demoiselle en question remit en place sa chandelle, comme le duo n’était plus dans la pénombre.
Tout en marchant et écoutant la guérisseuse, Père Tobias continua sur sa lancée, commençant d’hors et déjà sa mission :
« Je suppose que vous êtes ici depuis bien plus longtemps que moi… Vous devez donc en savoir nettement plus que moi-même sur l’île et ses habitants. Pourriez-vous me parler un peu des différents personnages clés qui cohabitent en ces lieux ?
C’est que j’ai beaucoup entendu parler des maîtres de Guilde, notamment Mélusine. Quelques autres noms ne me sont pas inconnus, mais j’aimerais avoir l’avis d’un colon qui est là depuis quelques jours, au moins. D’ailleurs, depuis combien de temps êtes-vous ici ? »
Alors que la demoiselle le regarda de ses deux yeux clairs, le prêtre ajouta :
« Pardonnez ma curiosité, ma fille, mais je suis nouveau et j’ai tendance, peut-être, à précipiter les choses. Voyez moi désolé, si je parle beaucoup pour ne pas dire grand-chose, ou si je vous importune. »
Sa large cape volant derrière lui malgré le fait qu’aucun courant d’air ne parcourait les couloirs et que la vitesse de progression du duo restait lente, Père Tobias revînt, enfin, dans le hall du temple.
L’endroit était très spacieux et, dans le calme tout à fait religieux qui régnait ici, des dizaines de personnes foulaient le pavé sans rien dire. Les quelques discutions qui avaient lieux, bien souvent dans les coins les plus reculés, où se dressaient fièrement des bancs de bois flambant neufs, se faisaient à voix basses. Le sourire, ici, semblait de rigueur, ce qui faisait tout à fait plaisir à voir, après un long voyage dans des conditions peu sympathiques.
Le tangage coutumier du bateau, les blessés et les malades, le temps plus ou moins bon, la nourriture servie à bord… bref, autant d’éléments qui caractérisaient une traversée dans un navire de qualité moyenne !
Car, bien que les moyens du monastère de Path restaient considérables, il demeurait de rigueur que ses membres – des moines, des prêtres, des guérisseurs, des scribes, des bibliothécaires, etc… - vivent dans des conditions moyennes.
En tant que personne la plus haute placée de l’archipel, Père Tobias avait le lourd devoir de garder une tradition séculaire, consistant, en autres choses, à ne pas porter de signes ostensibles de richesses et à toujours privilégier l’autre à soi-même.
Cette philosophie qui, il fallait l’admettre, s’effritait de plus en plus rapidement ces dernières années, constituait - et constitue toujours - la clé de voute de l’Ordre en question. Peu simple à appliquer et encore plus à inculquer au fur et à mesure que les années passaient, Père Tobias incarnait pourtant un symbole vivant de cet idéal.
Sans être irréprochable, loin de là, ce personnage haut en couleur savait faire, mais surtout, donner sa confiance. La susciter chez un tiers, acte plus compliqué mais tout à fait faisable, ne lui était pas non plus totalement inconnu… De plus, vivre dans la richesse comme dans des conditions moyennes lui importait peu, à lui, qui savait quelles traces laissaient la misère.
Bref, Père Tobias demeurait le flambeau vivant d’un Ordre séculier, qui évoluait peu, et lentement, préférant ainsi garder ses idéaux pour mieux les préserver d’un monde que les hauts placés du Monastère jugeaient de plus en plus… décadents.
Le prêtre se satisfaisait donc de voir qu’ici, dans ce nouveau monde que d’aucuns jugeaient comme le réceptacle de toute la racaille de Cydipe, on faisait encore attention – du moins en fassade – à préserver les convenances et règles de politesse.
Sans faire part de ses réflexions à la jeune demoiselle, Père Tobias n’ajouta rien de plus à ses questions, pour le moment, sinon un large sourire d’une blancheur éclatante. _________________ "Il n'y a pas de plus grande colère que celle froide et résolue qui se niche dans certains coeurs."
Père Tobias, du monastère de l'Archipel de Path. |
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Leïla Maître de Guilde

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Joined: 21 Jan 2007 Posts: 706
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Posted: 27/08/2007 14:21:26 Post subject: Père Tobias dans les méandres d'un temple. |
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Ils étaient à présent dans le Hall d'entrée, se frayant un chemin parmi les visiteurs. Les Temples attiraient de plus en plus de monde, surtout parmi les nouveaux colons, venus remercier les divinités d'être arrivés à bon port ou bien tout simplement un peu de réconfort. Plusieurs moines circulaient parmi eux, prêt à les aider. L'ensemble offrait un spectacle d'une danse bien étrange mais néanmoins apaisante. Les bruits des pas claquaient sur les pierres massives du sol, raisonnant dans la grande bâtisse, contrastant avec le silencieux religieux. Imperceptiblement, Leïla baissa la voix lorsqu'elle répondit aux questions que lui posait son compagnon :
"Vous savez, en ce qui concerne les personnages importants de la cité, c'est relativement simple... Nous avons un nouveau gouverneur, depuis peu, Sieur Aldarion. Et bien sûr, comme vous le mentionnez vous-même, les quatres Maîtres de guilde. D'eux, je ne pourrais vous apprendre grand chose tant ils sont, vous vous en doutez, mystérieux. Seuls leurs noms sont connus du commun des mortels... Dame Mélusine, Messires Caleb, Zéphir et Selestaran. Et bien que je sois là depuis déjà plusieurs mois, je crains de ne pouvoir vous en apprendre plus."
Elle l'observait, tout en parlant, jaugeant ses réactions. Il resta un moment songueur tandis qu'ils s'approchaient d'une porte en chêne massif. Leïla le regarda de nouveau, curieuse de savoir comment il allait réagir alors qu'elle l'emmenait vers ce qui semblait être un placard à balai. Seule la poignée dorée en un tel lieu pouvait attirer l'attention et la jeune elfe jeta un rapide regard autour d'elle avant d'actionner la poignée. Le battant coulissa sans un bruit, laissant entrevoir une pièce assez austère, munie d'un bureau, de deux chaises et d'une armoire. Les rayons du soleil s'immiscaient par la petite lucarne, donnant un halo lumineux à toute la pièce. Ici, nul besoin de chandelle.
La druide passa derrière le bureau et s'installa, faisant signe au Père Tobias d'en faire de même. Il semblait toujours calme, ne laissant que très peu paraître ses émotions et pensées... tout ce que Leïla attendait d'un prêtre ! Il était maintenant l'heure de faire tomber les semblants et de lui révéler sa véritable identité. Elle esquissa un léger sourire et laissa le silence s'installer, quelques minutes avant d'enfin reprendre la parole :
"Bien mon Père, vous voilà au bureau de la guilde des Clercs."
Un nouveau moment de silence, puis :
"Tout d'abord, je tiens à vous présenter mes excuses pour le petit numéro que je viens de vous jouer mais cela était nécessaire. Cela fait, repartons sur de bonnes bases : je me nomme bien Leïla et suis guérisseuse. Ce que j'ai, pourtant, volontairement ommis de vous dire, c'est que je suis également Responsable de la Guilde des Clercs."
Elle se releva et dirigea ses pas vers l'armoire. Sortant un trousseau de clés, elle fît cliqueter la serrure et tourna la poignée. Elle sortit alors une feuille et retourna s'installer. Elle tendit alors le papier au Père Tobias d'une main, et avança l'encrier et la plume de l'autre. Elle lui dit alors :
"Si vous désirez toujours intégrer la guilde, je vous demanderais de poser votre signature en bas de cette page, après en avoir lu le contenu. Je ne vous ferais pas l'affront de vous rappeler ce qu'implique l'intégration à une guilde mais si vous avez une quelconque question, n'hésitez pas."
Elle se tut alors, laissant de nouveau le silence s'installer afin qu'il puisse lire tranquillement le contenu de l'engagement, attendant sa décision... _________________
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Père Tobias Novice-Clerc

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Joined: 16 Jun 2007 Posts: 10
Age: 37 ans Race: Humain Métier: Père (religieux) Force: 3 Dextérité: 1 Constitution: 3 Intelligence: 3 Sagesse: 7 Charisme: 3
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Posted: 28/08/2007 20:35:12 Post subject: Père Tobias dans les méandres d'un temple. |
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C’est dans les couloirs de ce temple que les premières réponses vinrent fleurer l’esprit du Père, qui marchait toujours aux côtés de son accompagnatrice. En effet, les questions qu’il posait ne laissaient ni blancs ni négations ; juste des répliques.
Pour autant, lorsqu’on ne pouvait trop en dire, les propos restaient souvent flous et incertains et, dans le cas présent, soit la guérisseuse ne voulait pas donner les informations au prêtre, soit elle ne les connaissait pas.
Tobias, qui ne connaissait pas encore son interlocutrice, songea pour sa part qu’elle restait d’une totale franchise et sincérité concernant ses propres questions. Pour le reste, en revanche, il fut de plus en plus surprit.
En effet, au fur et à mesure de son avancée, le religieux allait de stupéfactions en désillusions, ou presque. Et pour cause ! La demoiselle qui se tenait devant lui, qui semblait si sage et si sympathique l’emmenait vers ce qui semblait être un… placard à balais ! Certes, ce cagibi revêtait fière allure, et les temples – du moins certains –étaient aussi en partie connus pour leur faste et leur magnificence… même pour des endroits somme toute insolites. Mais bon, tout de même !
Etait-ce le lieu adéquat ? Et l’heure, alors ?
Tobias verrait bien au moment venu… Car à l’instant, la demoiselle s’apprêtait à le faire entrer dans le… bureau de recrutement de la guilde des clercs.
Sans ne rien montrer de sa surprise, le Père marcha sur les talons de la jeune femme et pénétra dans le lieu qu’il ne pensait pas tant administratif que ça. Prenant place, il afficha un large sourire et devança la demoiselle en expliquant :
« Si l’on m’avait dit qu’il faudrait que je me perde pour pouvoir me retrouver là où je souhaitais aller... »
Se souvenant d’un proverbe à cette évocation, il revit mentalement le moment où l’un de ses supérieurs lui avait dit « Si tu ne sais plus où tu vas, souviens toi d’où tu viens. » Les images de cette vision étaient claires, limpides, et si chatoyantes !
Comme cela faisait du bien de voir, même si brièvement, un visage et un décor connus !
Coupant court à toutes ses réflexions, la recruteuse sembla entamer subitement la procédure, mais fait surprenant, elle le fit par des excuses… Tobias, homme dit généralement de bien lui répliqua alors d’un ton bienveillant :
« Ne vous inquiétez pas, vous êtes toute excusée. Mon pardon vous est total et irréprochable, soyez en sûre, et je comprends bien votre petit jeu, pour l’avoir assez pratiqué moi-même.
En tous les cas, je ne peux que vous féliciter pour cette levée de poudre : je me suis totalement laissé prendre. »
Laissant à la demoiselle le temps de continuer son discours, il la regarda quelques secondes, plongeant alors son regard dans le sien, toujours aussi bleu azur, et entama de lire les documents.
Le papier se révéla, au toucher, assez récent, et Père Tobias, après en avoir parcouru les plus grandes lignes releva la tête et déclara :
« J’ai déjà vu ce genre de protocole et je connais bien ce que cela implique. N’ayez crainte, nous partageons nombre de valeurs communes. »
Prenant la plume présente dans l’unique but de remplir ce parchemin, le religieux la trempa prestement dans l’encrier et signa en bas de son nom. Sortant alors d’une de ses poches une petite bague, il ajouta l’empreinte de cette dernière à l’aide d’un bâtonnet de cire.
Pour éviter tous malentendus, le prêtre éluda :
« Je me dois d’apposer le sceau du monastère, comme je suis en mission pour ce dernier. Si cela devait vous gêner d’une façon ou d’une autre – peu importe laquelle – je me chargerais d’y répondre comme il le faut et aux mieux, sachez le. »
Affichant un sourire des plus rayonnants, encore plus large que le précédent, il laissa à la demoiselle le temps nécessaire à toutes objections ou déclarations.
Faisait-il partie de la Guilde, maintenant ? _________________ "Il n'y a pas de plus grande colère que celle froide et résolue qui se niche dans certains coeurs."
Père Tobias, du monastère de l'Archipel de Path. |
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