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  • La nuit passe et trépasse, le voleur tourne et s'en retourne

     
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    Angélyna
    Assistant de la guilde des Voleurs

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    MessagePosté le: 11/12/2011 18:26:50    Sujet du message: La nuit passe et trépasse, le voleur tourne et s'en retourne Répondre en citant

    Tour à tour, elle observait attentivement, se perdait dans ses pensées puis replongeait à nouveau dans son analyse. Cette journée-là, pluvieuse, grise ... en bref, déprimante pour les autres, était pourtant idéale pour la jeune enfant. Une enfant qui avait grandi depuis la dernière fois où elle avait mis les pieds dans le grand bâtiment qu’elle toisait depuis bien... une heure sans doute, un peu moins, un peu plus, qu'importe. Les gouttes d’eau roulaient sur son visage affiné, pénétraient ses vêtements d’assez bonne facture. Elle avait repris du poids depuis la famine, qui lui avait fait franchir une étape physiquement surtout, moralement ensuite. Oh, bien sûr, elle avait toujours cette part d’insouciance qu’on ne lui arracherait sans doute jamais, et cette détermination aveugle qu’elle pouvait tout ce qu’elle voulait. Mais disons qu’à présent elle avait de nouveaux objectifs, et cela la faisait paraître plus… grande, mûre.

    Elle finit enfin par s’éloigner, peut-être autant par ennui que pour ne pas attirer l’attention. Elle connaissait les guerriers pour les avoir côtoyés un certain temps, et leur œil aguerri savait dissocier une gamine perdue à une voleuse formée. Elle laissa passer l’après-midi, attendit que le soleil se couche (bien que l’on ne l’ait pas réellement vu se lever, pour cause de la densité des nuages actuelle), vaquant à diverses occupations, mais surtout en réfléchissant une dernière fois à son plan. Ces derniers temps, Macha était assez occupée, tout comme Rylos d’ailleurs, les missions étaient moins fréquentes, Lesnie avait déjà recouvré le bon chemin vers une tranquillité relative. Une tranquillité qui la rendait morose. L’ennui à mourir, quoi ! Le temps passé à simplement penser l’avait ramené à ses premiers souvenirs sur ce nouveau continent, et notamment à sa première rencontre marquante.

    Ié, et Mort. Ié qui avait coupé les ponts sans état d’âme, là où elle-même avait placé toute sa confiance et son affection. Elle s’était sentie trahie et hargneuse, mais il n’en restait que regrets. Elle voulait revoir Ié, ou du moins tenter de voir s’il l’avait bien oubliée. Savoir s'il avait changé ou non, aussi. La reconnaîtrait-il ? Elle avait des doutes. En deux ans, un gamin change bien plus qu’un adulte. Rylos en était le parfait exemple !
    Elle n’avait pas de plan précis, en fait, seulement celui de s’infiltrer dans la caserne à l’insu du grand Maître. Pour toucher à sa fierté peut-être ? L'attachement du maître à la sécurité était officielle... Bafouer son lieu de "règne" risquait fortement de lui déplaire personnellement. Peut-être souhait-elle y dérober quelque chose aussi. Un bon poignard. Les bonnes armes étaient souvent récupérées par les nouveaux colons qui adhéraient à la guilde, les autres étaient revendues au voleur. Une injustice à laquelle il était nécessaire de remédier, s’était-elle mis en tête. Elle cherchait seulement des excuses pour aller chercher son compte, et répondre à ses interrogations, en clair. C'était une voleuse. Plus précisément, c'était Angélyna.

    * Doucement ! *


    Un craquement, même infime, peut réveiller un soldat. Même si sa journée a été rude, et son sommeil en conséquence est profond. Angy avait escaladé le grand mur de la caserne, à grand renfort de lames et de persévérance, puis avait atterri sur un terrain d’entraînement, qui longeait les baraquements. C’était l’endroit le plus périlleux, heureusement que les nuages cachaient encore le ciel aux étoiles traitresses. Elle trottinait presque, le cœur malgré elle battant. Elle arriva sans encombres jusqu’au bâtiment ; les cuisines se dressaient devant elle. On y faisait les derniers arrangements, les derniers rangements après le repas commun du soir, mais quelques domestiques y restaient de nuit pour les soldats "de l'ombre". C’était un des endroits de Lesnie qui ne dormait jamais vraiment. En l’occurrence, il sommeillait, mais jamais trop profondément.

    Elle se hissa jusqu’à l’ouverture de la fenêtre, et atterrit avec fluidité sur le sol. Cependant pas assez silencieusement pour que personne ne remarque le déplacement d'air. Le cuisinier le plus proche s’approcha, mais elle se cachait déjà derrière une étagère bien garnie, reprenant son calme. Il fallait de la lucidité et du calme intérieur si on voulait être le plus discret possible. Le domestique sembla décider que ce n’était qu’une rafale de vent plus puissante qui l’avait alerté, car il retourna bien vite à son ouvrage. 'Lyna en profita pour attraper un morceau de pain sur l’étagère, puis se glissa jusqu’à la porte, pour rejoindre la salle à manger. Elle croisa les doigts (pas celle de la main droite, il tenait le bout de pain!) pour que les rares présents la considèrent comme une simple apprentie… C’était en tout cas le but d‘arriver par les cuisines. Apprentie cuisinière... Métier pitoyable, et sans avenir !

    Elle longea le couloir des dortoirs. A partir de là il fallait se montrer plus ombre qu’ombre elle-même ; elle n’avait aucune justification si on la trouvait, mais d'autre part, la chance qu'elle tombe sur quelqu’un était moindre. Sauf s'il s'agissait des gardiens de nuit, évidemment… Elle rasait les murs, avec une démarche travaillée pendant de longues heures. Elle avait évolué la petite, elle ne fonçait plus, elle était à l’écoute, et aux aguets. Le hall mal éclairée à cette heure-là lui permit de se fondre dans les zones de ténèbres, et de rejoindre l’escalier. Elle irait fouiller les entrepôts en quête d’un bon poignard plus tard, elle souhaitait d’abord faire un saut chez le bureau du Maître, et tenter de trouver les clefs du bâtiment. Où pouvaient-elles donc être ?

    Elle eut un temps de réaction scandaleusement grand avant de se rendre compte que des pas se faisaient entendre, alors qu'elle arrivait au sommet de l'escalier. Vite ! Elle se rua sur la porte voisine… Une placard. Coup de chance ? Non, elle avait déjà remarqué cette potentielle cachette. Qui, il fallait le dire, était rudement bien placée ; un cliché de la profession des voleurs, mais qui fonctionnait !
    Manquait plus qu’à attendre que le garde descende, s’éloigne, pour continuer sa ronde, et poursuivre son chemin avant qu’un second n’arrive. Elle s’assura avec prudence qu’il s'en était bien allé, puis reprit sa route jusqu’à l’imposante porte du bureau de Ié. Une porte inoubliable.

    Elle y était.
    Elle sortit de son emplacement caché une petite dague aiguisée et très maniable, et tenta de crocheter la serrure. Elle y parvint au bout d’un certain temps, entra à l’intérieur, puis referma soigneusement, avec le moins de bruit qu’elle put.

    Oui, elle y était.
    Elle reconnaissait chaque élément de ce bureau, comme la première fois où elle y était entrée. Et c’était en de mauvais termes… ! Les clefs y étaient-elles ? Puis son esprit envieux prit le dessus ; y avait-il quelque chose de valeur dans ce bureau, du moins aux yeux de Ié ? Surtout aux yeux de Ié, même ? Elle posa le morceau de pain après en avoir avalé un morceau sur le bureau, puis commença son inspection dans la semi-obscurité que procurait les lumières extérieures, et celles qui filtraient par l’embrasure de la porte.

    « Si on lui dérobe quelque chose, peut-être qu’il se rappellera de celle qu’il a jetée parce qu’elle était une voleuse… »

    fit-elle tout haut, sans prêter gare, d’une voix emplie d’une rancœur qu’elle ignorait elle-même encore. Quoique, Ié avait dû en voir défiler bien d'autres des voleurs, et se faire une bonne lignée d'ennemis aussi...

    La commode lui réservait bien des surprises à ce sujet... En l'ouvrant, elle constata qu'elle était tombée sur les dossiers d'observation des criminels et voleurs du coin. La curiosité s'empara immédiatement de ses gestes ; elle se mit en quête du dossier où figurerait peut-être son nom.
    Oui, c'était celui-là ! Elle le sortit et l'ouvrit, étalant son contenu sur le bureau (Qu'elle trouvait par ailleurs plaisant à utiliser à l'insu de Ié). Elle était bien piètre lectrice cependant, et la lumière - Puisque rien n'était complètement de sa faute - manquait cruellement. Il fallait dire que les cours l'ennuyaient toujours aussi profondément, et qu'excepté son nom, elle éprouvait certaines difficultés dans la fluidité de lecture ! Elle décida plutôt de le prendre avec elle. Sans délicatesse, elle fourra une partie des feuilles sous sa veste, en oubliant sans doute certaines sur le bureau, et enfermant le reste dans le dossier, avant de le replacer dans la commode sans prendre compte du classement. Ordre alphabétique, date ...? Qu'est-ce qu'elle en savait ! Puis qu'est-ce que cela pouvait lui faire, si Ié devinait qu'elle lui avait rendu visite pendant son absence, d'aucune manière il ne pourrait exercer son autorité sur elle ; il n'en avait plus.

    Il était temps de s'en aller, elle pourrait toujours revenir plus tard ; elle avait au moins trouvé de la lecture jusqu'à la nuit suivante pour s'occuper ! Elle se demandait avec insistance ce qu'on avait bien pu écrire sur elle. Elle prit soin de refermer tout ce qu'elle avait ouvert, et même de pousser au sol les miettes de pain pour garder propre le support de travail du grand maître, puis se dirigea de nouveau vers la porte. Aucun bruit, la voix était libre...
    _________________
    Mage illusionniste, sort commun

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    MessagePosté le: 11/12/2011 18:26:50    Sujet du message: Publicité

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