 |
RPG médiéval fantastique
|
| Previous topic :: Next topic |
| Author |
Message |
Maran Doigts-d'Or Nouveau colon

 Offline
Joined: 26 Mar 2008 Posts: 16
Age: 22 ans Race: humain Force: 5 Dextérité: 12 Constitution: 7 Intelligence: 8 Sagesse: 5 Charisme: 13
|
Posted: 29/03/2008 17:39:42 Post subject: Maran Doigts-d'Or |
|
|
(voilà je me décide enfin à poster ma petite fiche xD désolée pour la longueur de l'intro, je suis un peu enthousiaste parfois ^^; et je soumettrai bientôt mon avatar, je n'ai pas terminé de le dessiner )
" ... Oui enfin ce n'est pas parce que je critique qu'il faut mal réagir! Merci quand même pour le transport, c'était d'une courtoisie incroyable! "
C'est ce que hurla Maran à l'unique propriétaire de la petite embarcation moisie qui l'avait mené jusqu'au port humide de Iwy. L'homme, un vieux loup de mer muet, à moitié-édenté, avec un oeil de vitre, une jambe de bois et un crochet (pauvre bête, décidément la nature l'avait privé de pas mal d'atouts primordiaux, à commencer par une saine dentition ... ), repartait déjà au loin, dans l'horizon d'un gris maussade, la mer hésitante entre les plaques de glace qui flottaient à la surface comme tant de corps morts. Le trajet avait été long, surtout pour l'odeur (le vieux marin y participait d'ailleurs fortement), et Maran avait eu le temps d'être malade deux ou trois fois. Lui qui n'avait jamais supporté l'océan ... ! Et voilà qu'en plus, le pan de sa cape déjà déchirée était souillé de son repas de la veille! Bonjour le charme auprès des dames ...
Son orgueil de mâle activé au centuple, celui-ci, voyant que le marin ingrat ne lui répondait pas, bomba son maigre torse, haussa fièrement la tête et, les bras bien carrés de chaque côté, entama un bon pas vers la ville qui illuminait l'horizon tel une promesse longtemps égarée ... plus qu'une courte distance à franchir avant d'atteindre le coeur de la ville bourdonnant d'activités de toute sorte. Maran ne put s'empêcher de sourire, et ses lèvres s'étirèrent en un large chemin du bonheur tandis qu'il observait au loin les rampars de Lesnie, enneigés en cette saison hivernale. Il avait l'air tout petit à leurs côtés, mais il possédait un avantage sur ces géants de pierre : il était à l'intérieur d'eux ... déjà ce fait lui conférait un atout majeur. C'en était fini désormais, de sa vie de bohémien, de vagabond, de rebut de la société! Maran allait devenir quelqu'un, quelqu'un d'important et d'influent. Armé de sa lyre et de sa belle gueule, l'avenir ne pouvait que lui ouvrir ses portes dorées menant directement vers le chemin de la gloire.
Confiant, le coeur gros, Maran entamait sa parade tel un fier paon, quand un vilaine rafale fit s'envoler son chapeau aux couleurs criardes. Le jeune barde se dégonfla aussitôt, retrouvant sa carrure de petit poulet déplumé, et partit en chasse de son couvre-chef malicieux, sous le regard des marins déchargeant les caisses de leurs gros bras musclés. Ceux-ci éclatèrent d'un rire gras sonnant lourdement aux oreilles du petit bonhomme qui, aillant recouvré son chapeau de velours élimé et sali, se dépêcha de déguerpir en vitesse, grimaçant, la tête haute, avec le peu d'honneur qui lui restait - c'est à dire très peu.
Il quitta le port, ses pas dans la neige faisant s'envoler mille flocons blancs, et se retrouva face à une drôle de bicoque un peu maladroite, construite à la va-vite aux fenêtres couvertes de givre. On lui avait indiqué que c'était ici qu'il fallait se rendre pour l'enregistrement. Déjà, les portes grimaçantes ne lui inspiraient que dalle, mais les escaliers étaient mal entretenus, ils pourrissaient à vue d'oeil. Dans son ancienne demeure, cela aurait été inacceptable ...
Maran soupira ; cela n'était plus que de sombres souvenirs, d'une époque tristement révolue. Il n'était plus riche, il n'avait plus rien hormis ses doigts agiles, sa fidèle lyre et ses rêves gorgés d'espoir. Il lui fallait regagner son succès d'antan, et pour cela, il devait d'abord passer par le bureau de recensement. Cela n'était que de simples formalités - peu agréables, ennuyantes certes, mais nécessaires.
Maran franchit donc la porte, et, lorsque ses pieds pointus se campèrent à l'intérieur, la première chose qu'il fut fut de pousser un petit cri suraigu - et pas du tout viril. Diantre, ce qu'il faisait froid ici! Déjà que dehors, ça caillait ...
Frissonnant dans ses habits de voyages inconfortables - mais chics et classes, c'était l'important - il renifla de dédain et commença à explorer l'endroit, une expression de fort mécontentement peint sur son visage. Ces gens devaient savoir que leur accueil était tout sauf chaleureux et convivial. Déjà, le tapis était moisi, la décoration incroyablement sauvage et démodée mais, pour couronner de tout, l'éclairage fort mauvais lui présentait un sinistre individu à l'air tout sauf courtois, semblant de toute évidence heureux de vous voir arriver pour remplir - ô joie - de la paperasse administrative.
Maran s'avança avec une réticence contenue et, au prix d'un terrible effort, daigna prendre place sur le siège qu'on lui proposait, une vieille chaise de bois toute raide et branlante.
* Pfffttt ... Même pas de coussin! * railla-t-il mentalement, l'employé en face de lui semblant peu enclin à écouter la liste de choses innombrables qu'il y avait à reprocher à cet endroit.
Le jeune homme toisa avec une importance presque grossière le petit fonctionnaire, les bras croisés, le torse bombé, sa tête toujours haussée en quête des étoiles perdues en ce ciel grisâtre. Cela na parut pas plaire à l'employé, qui se renfrogna, grommelant probablement milles injures inaudibles qui lui brûlaient pourtant les lèvres. Il se retourna, fouilla un instant dans sa paperasse en soumettant Maran à une inspection visuelle brûlante tant elle était glaciale, pour finalement revenir à son client - pas le plus facile des clients, il faut bien l'admettre - en lui tendant un formulaire mangé aux mites sans autres explications.
Maran haussa un sourcil, perplexe, attendant de plus amples informations du rustres qui se contentait de sourire avec moquerie. Visiblement, il fallait se débrouiller seul ... empoignant une plume abandonnée à la pointe mal taillée, ce qui laissait de grosses taches d'encre à chaque fois que l'on appuyait trop fort, le barde murmura un vague " ... merci ... " d'un ton un peu sec, tout en remplissant les champs exigés :
| Quote: | Nom : auto-proclamé "Doigts-d'Or"
Prénom : Maran
Race : humain (barde)
Age : 22 ans
Lieu d'habitation souhaité : Lesnie
Description physique : Maran est un jeune homme fin et élancé (1 m 80 pour 80 kg), ayant fort peu de carrure mais tout une jolie bette! Son visage est noble, au menton pointu, traits délicats, mais couvert de saleté. Son nez droit, couvert de petites et délicates taches de son, accompagne un regard bleu-gris franc et pétillant. Ses lèvres, fines et rosées, semblent toujours s'étirer en un rictus charmeur dévoilant une rangée de dents droites, mais leur malice a tôt fait de déguerpir face à un manant mieux carrossé que lui! Ses cheveux blond vénitien gardent les vestiges d'une bonne coupe propre, mais qui aurait de fortes tendances au laisser-aller depuis quelques temps. son menton est également couvert d'une légère barbe blonde de plusieurs jours. Il porte des vêtements qu'on aurait jugés comme étant à la fine pointe de la mode, mais ceux-ci sont déchirés, sales et relativement odorants: fine chemise de lin clair recouverte d'un veston propre vert pomme, des cuissardes bouffantes du même vert que le veston agrémentées de collants blancs et de petites chaussures noires dont la semelle gauche baille... Un chapeau aux bordures élimées dont on voit qu'il manque quelques plumes, des gants blancs salis et une lourde cape d'un bourgogne foncé complètent ce tableau hétéroclite. On voit à son allure générale qu'il pourrait s'agir d'un ancien noble contraint au vagabondage ...
Description du caractère : Maran est un hédoniste de nature : jeune homme issu d'une riche famille de bourgeois, enfant unique, il a toujours été choyé, surprotégé, et a de ce fait développé une personnalité un peu enfantine, égocentrique et égoïste. Il aime les bons plaisirs de la vie, la bonne chair (autant dans son assiette que dans son lit ...), la belle musique et les belles choses en général, brillantes si possible. Peu combatif de nature, il préfère argumenter avec ses potentiels assaillants avant de passer à la phase armée. Malheureusement pour lui, sa nature arrogante, sa langue bien pendue et son manque de tact l'ont mis bien souvent dans des situations peu enviables ... Il adore charmer les jolies filles venues de tous les coins du monde, célibataires ou déjà mariées, cela ne fait aucune différence, les femmes sont toutes dignes d'être courtisées et vénérées après tout! Armé de sa lyre, de sa voix mélodieuse et de son sourire de Don Juan, il est prêt à se produire n'importe où n'importe quand, en autant que les pièces fusent dans son chapeau troué. Mais même si il a tout le profil du parfait petit crétin imbu de lui-même, Maran reste un jeune homme franc et travailleur, lorsque la récompense est bonne ...
Histoire personnelle : Les parents de Maran étaient de riches bourgeois marchands issus de Cydipe, installés dans une ville portuaire leur commerce d'épices était fructueux et leur rapportait beaucoup d'argent. Ils vivaient aisément, dans une demeure luxueuse, ayant maints serviteurs, de beaux vêtements, des cheveux soyeux et une influence pour le moins évidente sur la ville. Conviés à presque tous les banquets, soirées, orgies (!!!) importantes, ils menèrent une véritable vie de prince. La venue au monde de Maran ne fut qu'une petite vaguelette insignifiante dans l'océan de leur luxure. Seul enfant de la famille de marchand, beau comme un coeur dès sa naissance, on lui prédisait un avenir rempli de succès à la tête du commerce de son père, une fois celui-ci trop vieux pour négocier ses marchés. Il fut donc élevé avec le plus grand soin, choyé, surprotégé, afin de garantir un avenir richissime à l'influente famille. Il grandit au-travers du luxe, se souciant peu du reste du monde et de sa politique, préférant jouer de la harpe ou réciter des poèmes, dormir les après-midis aux côtés de beautés soupirantes. À vrai dire, le commerce de son père l'intéressait peu, cela n'était qu'une besogne parmi tant d'autre. Une fois le tout héritier, il s'empresserait d'engager quelqu'un pour tout diriger à sa place, récoltant les honneurs et la fortune ...
Telle était la belle vie planifiée de Maran, jusqu'au jour fatidique où le scandale éclata : son père, sous son petit commerce d'épice, possédait en fait un gargantuesque empire de drogues en tout genre : hallucinogènes, aphrodisiaques, stimulants ... bref, un tas de cochonneries pas du tout légales. Le père fut condamné à mort par la Cour, on leur retira tous leurs biens, ils se retrouvaient, lui et sa mère, à la rue, la famille éclatée : c'en était fini de leur demeure luxueuse, des beaux vêtements, des soirées de débauches, des après-midis à roupiller ... leur moral était au plus bas. Ils louèrent une chambre dans une auberge minable, le temps de se ressaisir : Maran dû trouver un petit emploi bidon d'assistant-poissonnier au marché du coin, sa mère étant trop dépressive et restant enfermée dans sa chambre toute la journée, seule, défaite. Le jeune homme, quant à lui, broyait du noir. Après avoir connu une telle existence, se retrouver à éventrer du poisson déjà pourri pendant des journées entières, en plein été, à la chaleur qui faisait redoubler l'odeur de moisi ... difficilement supportable. Un soir où il revenait d'une journée de travail acharné, puant le poisson en décomposition, sale, les yeux injectés de sang bordés de cernes noirs, Maran trouva sa mère morte dans son lit, ivre jusqu'à se noyer dans sa propre vomissure. Quelle fin atroce pour une dame ayant été parmi les plus belles, à son époque ... Il prévint l'aubergiste, défait, et regarda des hommes amener le cadavre de sa mère Dieu seul sait où. Il était désormais seul ...
Ayant déjà connu l'abîme, la vie de Maran ne pouvait que retourner vers quelque chose de meilleur. Ainsi, le jeune homme décida de laisser son passé peu glorieux derrière lui et de recommencer quelque chose de nouveau. Il quitta la ville sans plus tarder, ayant gaspillé ses maigres économies dans de nouveaux vêtements et une lyre malheureusement usagée, il partit sans le sous, vagabond, à la découverte du monde extérieur, le crâne bourré d'espoirs, de rêves de grandeurs et de richesse ... il allait redevenir quelqu'un d'important. Un jour, on scanderait à nouveau son nom : le nom de Maran Doigts-d'or, joueur de lyre d'exception et beau gosse numéro un du pays.
C'est ainsi qu'il mena une vie de voyageur, barde à ses heures perdues, philosophe vagabond de bas-étages. Imprudent, arrogant, tête folle, avec en plus un don pour se fourrer dans des situations inimaginables et imprudentes, tout prédisait une mort certaine pour le bougre... et pourtant! Il était toujours vivant, survivant et luttant contre les mauvais jours, profitant des plus beaux jusqu'à en frôler l'abus ... Il entendit parler, dans une taverne, d'un nouveau continent découvert il y a peu, : terre promise pour les gens comme lui, qui souhaitaient devenir quelqu'un d'important, de récolter la gloire des explorateurs sans peur et sans reproche ... s'en était fini de cette « vagabonderie » à gauche et à droite, ce chemin sinueux prenait fin et laissait sa place à un sentier bien taillé, sentier menant tout droit à son nouveau chez soi : Iwy ...
Signes distinctifs spéciaux : si on regarde bien, on peut voir une fine cicatrice sous le menton de Maran, souvenir d'une estafilade avec trois voleurs qui a bien faillit mal se terminer pour notre ami ... il a également une boucle d'oreille d'argent terni aux armoiries de sa famille déchue (un serpent se mangeant la queue entourant une pièce d'or) à l'oreille droite.
Équipement : Maran a fort peu d'effets personnels. Outre sa précieuse lyre, instrument de milles voluptés, il traîne quelques bourses à sa ceinture, remplies de diverses babioles brillantes qu'il ramasse un peu partout sur son chemin, tel une vraie pie (il compte à ce jour un anneau d'or terni, quatre bouts de verre coloré, une vieille boucle d'oreille de gypsy, un petit gri-gri sculpté dans le bois représentant une femme nue grossièrement taillée au visage hideux, quelques pièces de monnaie (maigre souvenir d'une fortune dissipée depuis longtemps ... ) et un petit joyau encore in-identifié.) et un petit sac avec des restants grossiers de nourriture (du pain moisi, un morceau de viande séché au goût infect, un fond de fiole de rhum (récupéré auprès de marins ivres) et des petits noix)
Appartenance souhaitée à une des quatre Guildes : nada ; Maran voyage seul et n'a besoin de personne! (enfin, c'est ce qu'il prétend, mais il a peur du noir ... ) |
Une fois la besogne terminée (quelle bande de rustres ici, ils ne lui offraient même pas de petit tampon rafraîchissant, lui qui avait les doigts en feu d’avoir tant écrit!) il rendit sa feuille bien noircie (on entend pas là, de son écriture ET de vilaines taches) au fonctionnaire, qui la prit sans ménagement, la fourra dans un classeur en manque de classement (ce qui n’est pas classe du tout). Il lui pointa ensuite une lourde porte derrière lui. Maran le regarda, de nouveau perplexe, se pointant du doigt en murmurant « …moi? » et, suite à l'acquiescement général de ce sinistre bonhomme, poussa son battant qui se révéla à la grande surprise pas si lourd que ça. L'autre pièce, tout aussi peu chaleureuse, lui promettait une charge d'ennui supplémentaire. Pourtant, le second fonctionnaire lui adressa un sourire poli et convivial, ce qui acheva de surprendre Maran. Enfin, un peu de courtoisie en ce monde de brutes ... il était temps. Lui répondant d'un hochement de tête un peu plus poli, mais sans plus, le barde laissa l'homme lui expliquer avec plus de détails que l'autre énergumène la finalité de son enregistrement.
Après plusieurs hochements de tête, l'air suffisant de celui qui avait tout compris (ce qui était loin d'être le cas) le jeune homme repris une nouvelle plume, joliment entretenue cette fois, de sorte que le second papier se retrouva beaucoup plus propre que son prédécesseur.
* Bon, je vais remplir cela un peu au pif ... quels imbéciles, quand même, de nous faire passer des qualifications de force et d'intelligence par écrit! *
| Quote: | Fiche de caractéristiques
Force : 5
Dextérité : 12
Constitution : 7
Intelligence : 8
Sagesse : 5
Charisme : 13 |
Ayant tout de même répondu honnêtement (et ce plus par soucis de préserver ses fesses d'un quelconque emprisonnement pour mensonge envers l'État que par soucis d'équité), Maran remit son dernier parchemin à l'homme, qui lui souhaita bonne chance d'un sourire chaleureux.
" De la chance, ah! On en a pas besoin quand on s'appelle Maran Doigts-d'Or! "
Sur cette conclusion manquant, ma foi, un peu d'humilité, le barde quitta les bureaux en se dirigeant vers la ville, confiant envers son futur qui ne pouvait que se révéler meilleur ici. Après tout, une nouvelle vie commençait ... _________________
Maran Doigt-d'Or, barde à temps partiel, charmeur de profession
"Il n'y a pas un seul homme sur Terre qui puisse me priver des choses essentielles à ma vie : de la bonne bouffe, une compagnie agréable et des sous-vêtements propres." |
|
| Back to top |
|
 |
MJ5 Administrateur

 Offline
Joined: 24 Aug 2007 Posts: 267
|
|
| Back to top |
|
 |
|
N'hésitez pas a voter et a laisser des commentaires !

|