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RPG médiéval fantastique
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Blandine Nouveau colon

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Joined: 23 Feb 2008 Posts: 3
Age: 21 ans Race: Humaine Force: 8 Dextérité: 13 Constitution: 8 Intelligence: 7 Sagesse: 5 Charisme: 9
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Posted: 03/03/2008 19:39:44 Post subject: La maison de Blandine |
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Étant sortie de la baraque de recensement fort réjouie de ses prestations tant zygomatiques que littéraires, Blandine ne s'attendait pas à subir encore de longues heures d'attente dans le froid de ce début de mars. En fait, non, elle ne s'y attendait pas du tout, et trouvait méchante la façon dont les gens qui étaient aussi venus d'Inasit, et qui avaient tout de même partagé plus de trois semaines de navigation avec elle, la dédaignaient. De fait, ils paraissaient tous très pressés d'en finir avec les formalités, et ne prenaient aucunement la peine de s'enquérir de leur prochain, chose très regrettable car sur une terre aussi merveilleuse qu'Iwy, les relations humaines auraient dû passer avant toute considération matérielle.
Sur ces considérations fort raisonnées, Blandine décréta que ces gens n'étaient après tout que des imbéciles et qu'ils ne méritaient pas son attention. Elle se concentra donc sur ceux qui s'occupaient de répartir les nouveaux arrivants dans la ville. À ce qu'elle avait compris, des habitations avaient été construites expressément pour les accueillir, ce qui lui paraissait aimable et généreux à la fois.
Toutes ces pensées lui firent passer le temps, tantôt s'imaginant la richesse de sa future demeure, tantôt rêvant de personnes extraordinaires pour l'habiter en sa compagnie.
Si bien que c'est tout engourdie et ankylosée qu'elle se dirigea enfin vers un employé libre. C'était son tour !
"Bonjour monsieur." dit-elle en s'efforçant d'incurver ses lèvres en un sourire.
- Bonjour. Votre nom s'il vous plaît, répondit l'homme en question, qui était décidément glacial.
- Blandine Silbareau." Il tourna quelques feuilles de son calepin, nota quelque chose.
"Provenance ?
- Inasit.
- Comme les autres donc. Nous avons de moins en moins de places. Vous serez logée dans le quartier Nord. Suivez mon collègue. Dites-lui que vous êtes le numéro 114."
Il lui désigna du doigt un autre homme. Alors elle s'avança sagement vers lui, en croisant les doigts dans la poche de son fin manteau de laine. Celui-ci avait l'air rôdé à l'exercice, et surtout, impatient ; il sautillait sur la terre couverte d'une couche piétinée et boueuse de neige, en faisant des spouich et des plouch. Une fois qu'elle fut assez proche pour qu'ils puissent se parler, il s'exclama :
"À vous ! Dites-moi tout ! Allons-y ! Ou on va congeler sur place !
- Euh... oui... je suis le numéro 114, je dois aller dans le quartier Nord..." répondit-elle en s'efforçant de suivre son pas rapide.
"D'accord ! On y va. Comment c'est votre prénom ?
- Blandine.
- Alors c'est simple Blandine, vous êtes nouvelle et on vous attribue une maison. On va y aller et je vous ferai signer un acte de propriété. Après, vous pourrez y faire ce que vous voulez, ce sera chez vous. Vous avez des questions ?
- Merci... c'est trop. Où pourrai-je travailler ?
- À vous de choisir. Vous serez dans le quartier marchand. Avec les commerces et le marché à deux pas. Il y a de quoi faire. Même dans le reste de la ville d'ailleurs." Il lui fit un clin d'œil.
"Oui c'est parfait...", répondit Blandine, qui n'écoutait plus trop.
Et après de longues minutes de marche silencieuse...
"Nous y voilà !"
La maison était semblable à beaucoup d'autres dans cette rue de toute évidence flambant neuve. Elle était tout au bout. Les caniveaux étaient tous vides, la terre battue n'était sillonnée d'aucune trace de roue de charriot. Il n'y avait aucun arbre, et surtout, pas un chat.
Le guide sortit un trousseau de clefs, en retira une avec précaution, et ouvrit la porte, qui pivota sur ses gonds bien huilés. Les murs extérieurs comme intérieurs avaient récemment été blanchis à la chaux. Ils entrèrent. Le mobilier était très sobre, les pièces petites et peu nombreuses, mais c'était malgré tout un toit, un bon toit, qui n'avait besoin d'aucun apprêt pour plaire à sa nouvelle occupante.
Blandine était à deux doigts de sauter au cou de l'homme qui l'avait accompagnée, pour lui témoigner sa gratitude, mais celui-ci était toujours pressé, il avait quantité d'autres gens à loger, il avait déjà sorti des papiers qu'elle remplit docilement, puis il repartit de la même manière qu'il était venu : promptement. Il lui laissa la clef et lui souhaita bonne chance en s'inclinant légèrement sur le perron. Elle le regarda redescendre la rue vers le port, puis rentra chez elle. Il y avait beaucoup à faire désormais. _________________ Blandine |
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