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RPG médiéval fantastique
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Alana Kherin Nouveau colon

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Joined: 03 Apr 2007 Posts: 10
Age: 17 ans Race: Humaine Force: 3 Dextérité: 5 Constitution: 3 Intelligence: 3 Sagesse: 3 Charisme: 3
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Posted: 19/04/2007 17:16:11 Post subject: Habitation d'Alana Kherin |
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A peine était-elle sorti de la petite bâtisse qui avait servi de lieu de recensement qu’Alana s’était vu interpellé par une autre personne chargé d’aider au mieux les nouveaux venus sur cette terre appelée Iwy. La jeune femme l’avait écouté parler d’habitation, et Alana avait écarquillé les yeux, comprenant qu’elle n’y avait même pas songé. Ah ben ça démarrait bien! Bon, oui d’accord, elle s’était réveillée sur un bateau sans aucuns souvenirs derrière elle, bon d’accord elle avait du faire avec, et n’avait d’ailleurs rien trouvé qui aurait pu la renseigner dans son sac à part le poignard en argent qu’il y avait à l’intérieur, bon d’accord, elle avait eu du mal à faire comprendre au petit bonhomme du bureau de recensement qu’elle était amnésique et que oui, elle avait quand même prit le bateau, et le plus dur avait sûrement été de faire face au capitaine en lui expliquant la situation. Là, elle devait avouer qu’elle n’en avait pas mené large bien qu’il ne l’avait pas impressionné plus que ça.
Enfin bref, la jeune fille était là, droite et à vrai dire, légèrement inquiète. Cette personne qui lui parlait sembla voir son trouble et avec un léger sourire, lui indiqua la route à suivre. Alana acquiesça silencieusement, et suivit ses directives, espérant ne pas se perdre sur ce nouveau terrain qu’elle ne connaissait pas, enfin en l’occurrence, qu’elle ait été amené ici ou dans un autre lieu, ça n’aurait sûrement rien changé, la jeune fille se serait sûrement perdue. ^^’
Elle longea une route nouvelle, comme on le voyait par ses bords encore frais, et par les nombreux pas qui y avaient laissé leur trace. Alana n’eut pas de mal à comprendre que nombre de voyageurs avaient prit le même chemin qu’elle, et s’étaient embarqués sur un bateau, en espérant y trouver une source plus sûre pour leur avenir, ou peut-être même pour fuir leur passé. Est-ce qu’il en était de même pour elle? Avait-elle fui quelque chose? Ou n’avait-elle rien pour vivre dans son ancienne vie? Que s’était-il donc passé pour qu’elle se retrouve couchée dans cette vieille cale sans qu’elle n’ait averti sa présence au capitaine?
Alana soupira et passa sa main distraitement sur son visage, chassant une mèche brune qui lui tombait devant les yeux. Elle était svelte, gracieuse et tous ses gestes reflétaient d’une précision incroyable. Elle se mouvait dans une souplesse presque animal et ses pas décidés marquaient un caractère fière et indomptable. Pourtant… se savait-elle ainsi? Elle ne connaissait son nom que grâce au petit poignard d’argent qu’elle portait sur elle, dans son baluchon à son réveil. Dessus y étaient gravés son nom et son prénom en fins caractères, si fins que peu de marins avaient su les décrypter et devant la vue de la jeune fille, ils en avaient déduits qu’elle ferait une très bonne observatrice. Ce n’était pourtant pas l’avis du capitaine qui s’était empressé de l’envoyer s’occuper des corvées les plus détestables ou comme il le disait, les corvées féminines. Allons bon! Alana ne savait pas pourquoi, mais elle était certaine qu’elle aurait pu lui apprendre certaines choses à cet homme qui se croyait si supérieur aux femmes, qu’elles n’obtenaient aucunes grâces à ses yeux et ne méritaient que le méprit du à leur sexe. Alana s’était pourtant tu, même si sa langue l’avait démangée d’avouer le fond de sa pensée. Elle ne pouvait pourtant pas. Le capitaine l’avait gardé à son bord et au moins, pour cela, elle pouvait se garder de répliquer et se baisser à devoir subir ses exigences.
Un détail attira son regard et la jeune fille sortit de ses pensées pour observer les environs. Un bruissement dans les fourrés parvint à ses oreilles et elle se crispa d’elle-même.
Un lapin se mit à courir.
Il se trouvait à plus de cent mètres.
Stupéfaite, elle ne cessait de regarder le point où s’était trouvé un instant plus tôt l’animal. Comment avait-elle pu percevoir son existence? Et d’ailleurs, comment se faisait-il qu’elle avait senti son corps se raidir de lui-même, comme s’il était prêt à… à… prêt à quoi d’ailleurs? Alana soupira à nouveau et reprit son ascension, ses pensées bourdonnant dans son esprit.
Un bon moment après ou peut-être juste quelques minutes, la jeune fille pu enfin apercevoir les contours de nombreuses bâtisses qui se découpaient étroitement au bout du chemin. Elle pressa le pas sachant qu’elle devait trouver un endroit où se loger avant la nuit, et entra d’un pas ferme dans le village ou plutôt ce qui semblait être une grande ville. Son regard se posa sur tous les détails qui lui étaient accessibles, et son cerveau sembla enregistrer tout ce qu’elle voyait, à son grand étonnement. Elle tourna à droite comme le lui avait indiqué la personne chargée des habitations des nouveaux venus, et longea une ruelle légèrement sombre de par les hauts murs qui le bordaient. Arrivée au bout, elle s’arrêta et regarda autour d’elle. Les maisons se ressemblaient quelque peu, il fallait l’avouer, mais d’anodins détails dans le décor définissaient plutôt bien la personnalité de chacun, que ce soit un parterre de fleurs, un drap blanc accroché à un fil, ou de petites bottines sales d’enfants laissées négligemment à l’entrée de la maison. Ce paysage tira un mince sourire sur les lèvres de la jeune fille, qui se sentit confuse. Elle n’avait pas de famille elle, et elle ne savait même pas pourquoi elle se trouvait là. Prenait-elle la place de quelqu’un d’autre en ayant embarqué sur ce rafiot illégalement?
Après quelques renseignements à droite et à gauche, quelques coups frappés à diverses portes et des discussions plus ou moins animées, Alana se retrouva devant une petite porte de bois. Elle n’osait entrer, sentant son cœur battre à mille à l’heure mais quand elle perçut le regard d’un de ses nouveaux voisins, elletourna la clé et poussa enfin le battant de bois. Son regard balaya sa nouvelle demeure. Elle n’était pas bien grande mais cela lui suffirait amplement, c’était certain. Ses premiers pas la conduisirent dans ce qui semblait être la plus grande pièce. Au centre se dressait une table pour quatre, bien trop grande pour elle toute seule, au fond, un lit avait été installé, à sa droite, se tenait une immense armoire qui lui tira un regard interrogateur. Que voulaient-ils qu’elle fasse d’un truc aussi grand? Elle n’avait qu’un petit baluchon! A l’interieur se trouvaient quelques ustensiles necessaires et des maigres linges de maisons, dont elle aurait sûrement besoin. Un lit, une table de chevet, une armoire, et une table accompagnée de ses quatre chaises. Oui, la pièce semblait prête à l’accueillir pour sa nouvelle vie. Alana tourna la tête vers la gauche pour voir une petite entrée sans porte. Elle s’approcha et découvrit une deuxième pièce, toute petite, à peine un mètre cinquante sur deux mètres. Elle écarquilla les yeux pour la deuxième fois de la journée, et se mit à réfléchir pour savoir quelle utilité cette pièce pouvait bien avoir? La réponse à cette question ne venant pas, elle s’en désintéressa et se dirigea vers son lit où elle se laissa tomber sans lourdeur. Elle avait posé son sac sur la table, et tandis qu’elle continuait à réfléchir sur son existence et sur sa venue à Iwy, elle redressa la tête. Ses yeux se posèrent sur son baluchon, et elle s’en approcha. Le contenu se déversa sur le lit, et ses doigts se baladèrent entre les différents objets. Il y avait là, bien entendu son poignard d’argent, étonnant pour une jeune fille accoutrée d’une jolie robe bleue, un espèce de petit porte monnaie du même cuir sombre que le sac qui contenait quelques petites pièces. Elle avait pu découvrir également ce qui semblait être une tunique. La jeune fille y avait déjà posé les yeux lorsqu’elle l’avait ouvert sur le bateau mais elle n’avait pu l’observer plus longuement. Etant seule, et sûrement pas prête d’être dérangée, elle se releva et dressa devant elle la tunique noire qui lui provoquait étrangement une petite boule dans le ventre quand elle la regardait. Alana n’hésita pas plus longtemps. Elle se débarrassa encombrante, si jolie soit-elle, et enfila cette tunique souple et moulante qui lui allait parfaitement bien. Là, elle se sentait habillée. Aucuns doutes là-dessus, cet habit était bien le sien, et tandis qu’elle jetait un coup d’œil à la robe laissait sur le lit, elle se doutait que celui-ci ne lui avait jamais appartenu. L’avait-elle volé? Lui avait-on emprunté, ou même donné? Encore des questions, toujours des questions, et des questions qui restaient malheureusement sans réponses. Elle prit entre ses doigts la ceinture de cuir noir qui se trouvait également dans son sac et la mit aussitôt. Elle se regarda et finit par rire d’elle-même. Elle farfouilla et trouva un bout de tissu résistant et léger à la fois, de la même couleur que la tunique. Car, en effet, son vêtement ne descendait pas plus bas que le niveau des cuisses, ce qui aurait sûrement été inconvenant dans la rue. Cessant de rire, elle enfila le pantalon et se retrouva plus à l’aise. Toute vêtue de noir, ses vêtements amples et à la fois collés à sa peau épousaient le moindre de ses gestes, ce qui la ravit immédiatement. Le problème, c’était ses chaussures. Elle n’en avait pas, enfin hormis les petites sandales de cuir souple noir qui allaient parfaitement bien avec sa robe bleutée, elle n’avait rien d’autre. Bon, ça irait bien pour le moment. Elle se doutait qu’elle ne serait pas totalement à l’aise avec celles-ci, mais elle ferait avec.
Alana prit la robe délicatement et la rangea dans l’armoire, y posant sur l’une des étagères, le peigne, son porte monnaie et à contre cœur le poignard d’argent. Elle garda le sac sur elle, et après avoir fait un dernier tour de sa la pièce, se dirigea vers la porte. Quelque chose lui disait qu’elle n’aimait pas être confinée, et tout son corps le lui confirmait. La nuit tomberait dans quelques heurs, et ça sera à ce moment là, qu’Alana sera pleinement vivante. D’ailleurs, elle n’avait trouvé nulle part à manger, et ça, ça serait un problème. Peut-être pas pour ce soir, même si son ventre commençait à se faire entendre mais pour les jours qui viendraient, elle devrait subvenir à ses besoins le plus rapidement possible. La jeune femme ouvrit la porte et sortit après l’avoir fermée à clé, et glissé celle-ci dans son sac.
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Alana Kherin
17 ans -Amnésique
Discrète, Féline et Solitaire |
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