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RPG médiéval fantastique
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Dorilys Maître de Guilde

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Joined: 22 Jan 2007 Posts: 506
Points d'xp: Age: 17 Race: Humaine Métier: Barde/Crieuse Publiq Force: 10 + 1 Dextérité: 20 Constitution: 8 Intelligence: 10 Sagesse: 8 Charisme: 16
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Posted: 28/02/2007 22:04:42 Post subject: Annonces du Crieur Public! |
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Dorilys était ressortie ravie de chez la gnomette aux couettes roses, mais sans toutefois avoir pu acquérir l’instrument dont elle avait jugé avoir besoin pour effectuer son métier de crieur public.
Tout en se baladant entre les commerces, elle échafaudait un plan qu’elle désirait sans failles, scrutant de ses yeux pétillants la foule alentour et le matériel à sa disposition.
*Alors je pourrais faire ceci, puis cela, puis encore ça et pour finir ceci !*
D’un geste vif, elle saisit le tissu turquoise qui gonflait légèrement sa poche, et en sortit avec délicatesse son précieux harmonica, appréciant comme à chaque fois qu’elle le prenait entre ses doigts, la brillance des hanches, et la pureté du bois.
Elle laissa ses poumons s’emplir de l’air parfumé et épais du marché, avant de le laisser s’échapper et s’infiltrer entre le bois et les pièces de métal.
Se furent sur ces premières notes que s’entama une aria puissante et enthousiaste, qui tâcha rapidement de surpasser les cris des marchands, les bruits des artisans, et la rumeur des badauds.
D’un pas léger mais sûr, elle arpenta alors les chemins qui s’ouvraient entre les étals, les marchands, les boutiques et les voleurs !
A présent, il s’agissait de ne pas perdre le rythme !
Chatouillant les tympans d’une poissonnière, bousculant l’ouïe d’un charpentier, caressant l’audition d’un jeune soldat : voilà que les têtes se tournèrent vers elle !
Guidée par son morceau, elle entama une danse svelte et charmeuse, jouant tantôt avec les tissus vaporeux d’un grossiste, s’appuyant ensuite sur la charrue d’un éleveur pour exécuter une pirouette, et s’assurant que certains la suivaient toujours du regard.
Après avoir fait le tour du marché de cette façon, espérant avoir imprimé son image dans l’esprit des passants et des autres, elle s’approcha d’un lieu bien en vue de tous, l’étalage d’un marchand de denrées, derrière lequel se trouvait une pile de tonneaux remplis aussi bien de jus de pamplemousse, que de grain de maïs (Pluchon, le maïs qu’il est drôlement bon !) !
S’approchant du tenancier, elle détacha quelques instants ses lèvres de l’instrument, et lui glissa quelques mots à l’oreille..
Puis, la voilà qui se hisse sur la pile de tonneau d’un bond acrobatique qui la surprit elle-même, soufflant de toutes ses forces dans l’harmonica pour propager sa symphonie. Quelques mouvements langoureux, puis clownesques. Des têtes se levèrent, mais pas encore assez.
Un dernier son, profond et sonore qui résonne dans l’air, et sa bouche qui s’ouvre aussi largement qu’elle le peut, pour laisser sa voix exprimer toute sa profondeur!
« Oyez Oyez Mesdames et Messieurs ! Voici votre nouveau crieur public ! Dorilys, barde excentrique à votre service ! »
Certains artisans travaillaient toujours avec acharnement, des grands-mères et même des gaillards continuaient de marcher, ce n’était pas encore tout à fait ça !
Sans crier gare, elle plongea tête la première de sa tour de tonneau, sous les cris étonnés d’un groupe de commère, accomplit un salto maladroit et retomba sur ses pieds ! Elle fila alors à toute allure vers un étal, y chippa furtivement deux objets en soufflant au vendeur qu’elle reviendra tout de suite, et remonta sur son perchoir.
Là-dessus, elle saisit ce qui se trouve être deux couvercles de casserole en métal, et se mit à les frapper aussi fort qu’elle le put sous le regard ébahit des gens, qui se mirent à couvrir leurs pauvres oreilles meurtries. Quelques insultes et gémissements plurent, avant qu’elle ne s'arrête, et qu’elle hurle, cette fois :
« Je disais donc..
Oyez Oyez Mesdames et Messieurs ! Voici votre nouveau crieur public ! Dorilys, barde excentrique à votre service !
En cette belle journée, il est l’heure pour moi de propager la parole de celui-ci que vous connaissez tous par ici..
J’ai nommé : Zéphir Aethopia, respecté maître de la guilde des Marchands ! »
A l’évocation de ce nom, les derniers râleurs se mirent à écouter avec attention les propos de la jeune femme.
« Le Sieur Aethopia vous annonce que sa guilde recrute dès à présent les représentants dont elle aura besoin dans notre belle Lesnie, et ailleurs sur Iwy !
C’est pour appuyer cette initiative qu’il sera présent tous les jours entre 18h et 20h dans le bureau de recrutement de la guilde des marchands, où il répondra aux diverses questions que vous pouvez poser sur les rôles à tenir dans la guilde ! Il est évidemment nécessaire d’être adroit manuellement ou verbalement pour pouvoir servir ses intérêts, mais de plus amples détails vous seront donnés au bureau.
Pour votre information, il se trouve là-bas ! »
Ayant repéré le bâtiment en avance, elle le point du doigt en souriant, tout en continuant son discours :
« En outre, Messieurs Dames les honnêtes commerçants, force vive de notre belle cité, il est temps à présent pour vous de réfléchir et de décider si vous voulez ou non être sous la protection de la guilde !
Pour votre information, n’oubliez pas qu’un commerce protégé par la guilde des marchands se verra « assuré » contre le vol, et que si vol il y a, la guilde s’engage à un défraiement des pertes !
Réjouissez-vous bonnes gens, la guilde est à présent là pour assurer vos arrières !
Maître Aethopia en personne prendra note de la protection des commerces, et ira s’assurer de vos réponses !
Aujourd’hui est un grand jour, chers Iwyens, votre existence peut prendre une nouvelle direction ! »
Tournant sur elle-même pour admirer les visages surpris et même heureux des commerçants, elle gratifia la foule d’une nouvelle pirouette, atterrit sur le sol, et rendit en souriant ses couvercles à celui à qui elle les avait piqué.
Cette nouvelle avait semé l’effervescence dans ce quartier déjà bien agité ! Zéphir Aethopia, cet homme respecté et parfois craint, était en quêtes de collaborateurs..
Elle se racla la gorge douloureusement. Cette petite expérience lui avait beaucoup plu, mais elle devrait prendre plus de soin de sa voix la prochaine fois, et attendre patiemment l’instrument gnomique ! Soulagée d’avoir accomplit sa mission, elle partit à la recherche du maître de guilde, et du salaire qu’il lui devait… ^^
Last edited by Dorilys on 01/03/2007 11:39:55; edited 2 times in total |
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Caïn Guest
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Posted: 28/02/2007 23:56:21 Post subject: Annonces du Crieur Public! |
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Caïn se sentait humilié ; blessé. Depuis son arrivée à Iwy, ou plus précisément au moment où les gardes lui avaient confisqué son arme, il s’étai mis a douter de son projet de redémarrer une nouvelle vie ici. Les gens étaient décidément partout les mêmes ; ici aussi régnait l’arbitraire. Ici aussi il devrait se soumettre aux lois imposées à coup d’épée.
* Me soumettre ou résister.*
Oui c’était cela. Il ne se plierait plus à ces ordres stupides. Et s’il n’était pas assez stupide pour regretter de n’avoir pas résister physiquement à ces trois bourrins de gardes, il était bien décidé à ne récupérer ce qu’on lui avait volé.
Alors que ces pas l’avaient conduit au marché, il composait mentalement un chant de malédiction contre se prétendu Zéphir qui recelait son bâton. Il souriait déjà à l’idée du dernier vers :
* Vole Zéphir, vent fluet. Je te promets tempêtes, bourrasques et bises*
C’est sur de telles pensées qu’il fut interpellé par un jeune garçon, ou peut-être était-ce une fille, qui se réceptionnait maladroitement d’un salto à quelques pas de lui. Caïn suivit des yeux l’étrange personne vêtue d’une bien surprenante façon. Elle courrait en tout sens puis finit sa course montée sur un tonneau des couvercles de casseroles dans chaque main elle s’excitait et provoquait un vacarme insupportable.
« Oyez Oyez Mesdames et Messieurs ! Voici votre nouveau crieur public ! Dorilys, barde excentrique à votre service ! »
* Un crieur peut-être, un garçon probablement, mais barde… il conviendrait pour cela qu’il sache usait d’un plus fin instrument. Non décidément cette ville ne me dit rien qui… *
Caïn fut immédiatement tiré de ses moqueries intérieures, lorsqu’il entendit un prénom : Zéphir. Un silence remarquable s’était d’ailleurs installé sur la place du marché. Comme si tous et toutes avaient été mouchés par sa stupéfaction.
* Décidément, tu souffles de tout bord, petit vent fluet. Mais tu ne te montres pas. Tu préfères envoyer tes sbires me voler et me casser les oreilles. Un temps viendra où l’on se retrouvera. *
Ce n’est qu’avec retard qu’il pris conscience que ce maudit personnage avait été présenté : « respecté maître de la guilde des Marchands ». La chose sera sûrement plus compliquée que prévue. Mais Caïn était bien décidé à retrouvé son du. C’était une question de principe, autant que de sentiment. Caïn écouta le barde finir son discours et apprenant que la guilde recrutait, il perçu qu’il rencontrerait le fameux maître bien plus rapidement qu’il pouvait l’espérer jusque là.
Alors que le crieur s’échappait sans demander son reste, Caïn l’interpella d’une voix claire et affirmé.
« Excusez-moi, garçon. Je suis moi-même Barde et bien d’autre chose encore. Une sorte de marchand en quelque sorte. Disons que je vend du rêve au gens. Leur désirs inavoués, en somme. Pourriez-vous m’entretenir plus avant de ce que recherche votre maître ? »
Mais l'avait-il entendu dans le brouhaha qui s'emparait alors du marché ? |
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Dorilys Maître de Guilde

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Posted: 01/03/2007 19:13:04 Post subject: Annonces du Crieur Public! |
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Lancée vers le bureau de la guilde, Dorilys ne se détourna de son objectif que lorsqu'elle entendit un homme se présenter à un jeune garçon comme étant barde, derrière elle.
Elle pesta d'abord en se remémorant sa manipulation de casserole à laquelle il avait dû assister, gênée d'avoir exposé une si piètre cacophonie devant l'un de ses compatriotes, mais ce sentiment fut bien vite remplacé par une profonde curiosité l'égard de cette autre amoureux de la musique, avec qui elle se voyait déjà converser, échanger, et même jouer pendant des heures!
Elle se retourna alors dans sa direction.
Il était bien plus grand qu'elle, et dégageait une certaine prestance. Elle crut d'abord qu'il s'agissait d'un elfe, mais les joues légèrement joufflues qu'elle avait en face des yeux vinrent contredire sa supposition et l'informer qu'il s'agissait bien plutôt d'un demi-elfe.
Après quelques instants à fixer le personnage, elle réalisa que ses yeux verts, et étrangement tâchetés d'or, la fixaient elle, et non un quelconque jeune homme. En voilà un autre de berné par son sexe!
Dorilys n'avait pas l'impression de lui paraître sympathique, ce qui ne l'empêcha pas de lui sourire en écoutant ses paroles, ne prenant même pas la peine de le corriger, se disant simplement à elle-même:
* Comment quelqu'un qui prétend répondre aux désirs inavoués des gens ne peut-il réaliser que je suis femme et non un homme? Cette vision d'un barde-marchand.. je trouve ça presque vulgaire. Je crois que je me suis emballée pour rien.. Mais enfin, j'aurais peut-être l'occasion d'approfondir la question avec lui.. *
A vrai dire, il était à la recherche de Zéphir! En entendant qu'il croyait que ce dernier était son maître, elle se contenta de lui répondre par un rire cristallin, avant de s'adresser à lui de sa voix rieuse:
- Ma foi, Messire Barde, de maître je n'en ai point, si ce n'est la musique.. mais il est des gens qui aiment à payer pour mes services, et Zéphir Aethopia en fait partie. Je ne puis réellement vous renseigner sur ce qu'il cherche, mais je crois bien que vous devriez avoir..
Elle marqua une légère pause, avant d'ajouter:
- plus d'un tour dans votre sac! C'est un personnage mystérieux, mais malgré ce qu'il cache, j'ai envie de croire qu'il a un bon fond! En tous cas, il ne ressemble en rien à ces vendeurs bedonnants que vous trouverez sur la place! Je peux vous conduire à lui si vous le souhaitez, ma présence vous permettra peut-être de parvenir à lui sans attendre, et d'éviter quelques désagréments..! Je dois de toute façon me rendre à son bureau pour y récupérer mon salaire.
Fixant toujours le regard du semi-elfe, elle ajouta, presque timidement:
- On me nomme Dorilys et suis moi-même musicienne, contrairement à ce que vous pourriez croire! Je n'ai pas rencontré beaucoup de bardes depuis mon arrivée à Lesnie, et je prendrais grand plaisir à partager quelques mots avec vous, si vous le souhaitez bien sûr... |
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Caïn Guest
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Posted: 02/03/2007 15:37:36 Post subject: Annonces du Crieur Public! |
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Le sang afflua rapidement aux joues de Caïn. *Comment ai-je pu être aussi peu perspicace, il fallait vraiment que je sois obnubilé par ce Zéphir pour ne pas remarquer de si jolis traits féminins. Peut-être voulais-je aussi qu’ils appartiennent à garçon. Allez rattrape-toi et essaye d’être un peu moins maladroit*
« Je suis confus, Madame, terriblement confus. J’accorde sur le sujet une importance déterminante à la parole de chacun. Et comme vous vous étiez présentée comme un crieur… Enfin, comprenez- moi… »
Décidément, Caïn s’empêtrait dans des explications bien gauches. Comme un filet qui l’emmaillotait et se resserrait à mesure qu’il cherchait à sans défaire. Il en prit conscience, observa un silence intérieur. Tout devenait calme, immobile, figé. Et l’instant d’après il sentit ce filet d’obligations sociales lui glissait le long du corps.
Il reprit avec une sincère assurance :
« Je m’appelle Caïn de Mirdhin, mais entre bardes appelez-moi par mon prénom. Je suis bien heureux que vous ne connaissiez d’autre Maître que l’Art. Mais vous m’avez paru déçue de me savoir un peu aussi marchand, votre moue et vos yeux sont expressif vous savez. Comprenez-moi bien, ce que je vends alors et la même chose que j’offre à mes auditoires : du rêve, des découvertes autant que de l’oubli, des sentiments tour à tour amoureux, envieux, l’assurance ou la crainte, la peur comme la joie. Disons que ce commerce-là passe par de tous autres instruments. Mais il n’y a là rien de vulgaire. Je reste libre et suis mon propre maître. Et cela m’évite de trop subir la faim et le froid, car je tiens la misère comme la plus grande vulgarité. Mais assez, abordons quelques sujets plus mélodieux. Vous devez jouer d’autres instruments que ces ustensiles de cuisine, et je crois que si vous mettez alors autant de vivacité et de détermination dans votre art, vos gigues ont du en faire danser plus d’un et plus d’une. Contez-moi tout cela, je vous accompagne chez cet homme de vent. » |
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Dorilys Maître de Guilde

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Posted: 12/03/2007 23:32:59 Post subject: Annonces du Crieur Public! |
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Le rose qui vint tinter quelques instants les joues du barde le rendit plus sympathique aux yeux de la jeune femme, qui lui accorda un sourire plus franc. Il paraissait sincèrement navré de l’avoir prise pour un homme, et alors qu’il observait un silence apparemment nécessaire au retour de son sang-froid et de son assurance, elle glissa nonchalamment :
- Ne vous en faites pas, la frontière qui sépare les genres n’est pas toujours très nette selon moi.. et j’ai choisi volontairement d’employer le mot crieur, peut-être par réflexe, afin d’éviter d’être importunée !
Il reprit la parole de sa voix stable et claire, et se présenta à son tour.
Ainsi cet homme étrange se nommait Caïn Mirdhin. Les sonorités de ces mots résonnaient agréablement à l’oreille de la barde. Le prénom à consonance plutôt virile lui paraissait adoucie par la souplesse de son nom.
Son opinion s’améliorait au fur et à mesure qu’il exposait sa vision de ce qu’il appelait vente. Après tout, elle n’échangeait pas toujours ses talents contre un simple sourire, même si elle ne présentait pas les choses sous le même angle, et elle était bien curieuse de pouvoir observer ce qu’il était en train d’avancer.
Cette rencontre impromptue était pleine de promesses à ses yeux, elle qui était toujours en quête de nouvelles mélodies et de chants à découvrir. Et enfin vint ce qu’elle attendait :
- Vous devez jouer d’autres instruments que ces ustensiles de cuisine, et je crois que si vous mettez alors autant de vivacité et de détermination dans votre art, vos gigues ont du en faire danser plus d’un et plus d’une. Contez-moi tout cela, je vous accompagne chez cet homme de vent.
Elle réagit au léger compliment qui lui fut adressé en pinçant légèrement le rebord de son chapeau, et accueillie avec joie sa dernière phrase. Elle avait enfin trouvé un auditeur aguerri, capable de partager avec elle cette passion qui les liait à la musique !
Bien décidée à satisfaire la curiosité de son nouveau compagnon, et de l’aider dans sa quête du maître de guilde, elle l’invita à la suivre vers le bureau de Zéphir, avant de lui confier d’une voix enjouée :
- Hé bien, Caïn, mon amour de la musique et les talents qui en sont nés m’ont été enseigné et transmi par un Maître dont l’ingéniosité me paraît aujourd’hui encore inégalable… J’explore un peu plus chaque jour les méandres des harmonies à travers mon jeu, et espère pouvoir prétendre un jour créer des mélodies capable d’émouvoir et de transporter les gens avec autant de splendeur et d’intensité que lui.. Rien n’est plus agréable pour moi que de pouvoir plaire et provoquer divers sentiments, contradictoires ou non, dans les esprits et les cœurs de ceux qui m’écoutent…
Laissant quelques instants son esprit vagabonder dans les limbes de sa mémoire, elle continua son récit après avoir laissé échappé une exclamation de stupeur :
- Pardonnez-moi de m’égarer de cette façon, vous vouliez simplement savoir quels étaient mes instruments de prédilection ! Pour tout vous dire, je suis une grande adepte de la lyre. Le contact du bois lisse, la sensation des doigts qui glissent sur ses cordes tendues, et l’infinité de variations que l’on peut créer à travers le mouvement… Aaaah rien que d’y penser, mes doigts brûlent à l’idée de les parcourir ! L’exaltation de la tension et du relâchement, les accords plaqués ou sous-entendus !
Elle se racla la gorge, visiblement gênée par son propre enthousiasme..
- Décidément, je m’emporte.. Pour revenir à ce que je disais, j’éprouve aussi une affection toute particulière pour ce petit instrument..
Lancée dans son rituel habituel, elle sortit doucement le tissu turquoise de la poche avant de sa veste, en sortit son harmonica d’ébène avec précaution, caressa les hanches métalliques, et le présenta dans la paume de sa main à Caïn.
- Je ne sais si vous avez l’habitude d’en rencontrer.. En général, seuls les habitants de l’Ouest sont habitués à ces sons assez singuliers ..
Emportée par sa démonstration, elle approcha l’harmonica de ses lèvres avides, souffla à peine à l’intérieur comme elle savait le faire, et offrit quelques portées à l’homme qui marchait à ses côtés.
D’abord sombres et corsées, les notes s’envolèrent ensuite de façon plus légères et taquines, avant de sombrer dans une harmonie charnelle et envoûtante, qui ne dura qu'un temps bref.
Hésitante, effrayée d’en avoir peut-être trop fait ou pas assez face à cet inconnu, elle murmura de sa voix à présent impassible:
-Qu’en pensez-vous ? Avez-vous déjà rencontré pareil instrument ? Et vous-même, quels instruments maniez-vous ? Sur lesquelles vous plaisez-vous à exercer vos talents ? Je serais curieuse d'entendre l'une de vos démonstrations ! Peut-être même que nous pourrions tenter de jouer ensemble à l’occasion.. Je serais plus que ravie de découvrir de nouvelles gammes, et des morceaux dont je n’ai pas idée.. Et jouer à l’unisson avec un autre musicien est un exercice qui a tout pour me plaire ! Enfin, surtout ne vous sentez pas obligé, je suis peut-être un peu trop spontanée dans mes demandes.. Comprenez-moi, cela fait un petit moment que je n’ai pas croisé de bardes..
Suite à cette avalanche de questions, elle scruta le visage du barde pour y déceler la moindre réaction, positive ou non, qui lui permettrait de décrypter le fond de ses pensées…
Chaque pas les rapprochait de l’antre de la guilde, et plongée dans la conversation, Dorilys prit malgré tout la peine de le préciser :
- Nous y sommes presque, vous ne tarderez pas à rencontrer le maître des lieux.. !
[HRP]Huhu ben maintenant j’attend que tu agrandisses ton fameux bureau Zéphir, comme promis ^^ A toi Caïn =)[/HRP] |
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Caïn Guest
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Posted: 13/03/2007 03:03:48 Post subject: Annonces du Crieur Public! |
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Les paroles de la jeune barde étaient rassurantes ; portées par une voie douce. Tant et si bien que Caïn n’aurait jamais cru qu’il s’agissait du « crieur » entendu quelque temps plus tôt, si Celan, son mentor et premier amant, ne lui avait pas faire découvrir les formidables capacité de la voie.
Il lui revenaient intérieurement les psalmodies gutturales de l’aède, celles qu’il chantait la nuit en réponse aux hurlements des loup, celles qui semblaient resurgir du plus loin de l’hivers, qui vous glaçaient le sang de terreur et tenaient les prédateurs en respect. Mais il lui revenaient également le doux aria du printemps que Celan susurrait pour l’équinoxe du renouveau quand le soleil atteignait son Zénith. C’était au son de ces douces paroles que d’étranges sentiments, bien plus qu’amicaux, étaient nés dans le cœur de Caïn. Et à la fin du chant leurs lèvres emmêlées.
Ces souvenirs n’occupaient pas vraiment l’esprit de Caïn, il entendait seulement ces musiques, charriant dans le sillage des sons des sentiments puissants, mais sans qu’aucune pensée réellement formalisée ne s’impose. Ce qui lui permit de ne pas perdre le moindre signe ou le moindre mot de Dorilys.
Il ne se serait pardonné un nouveau manque de perspicacité. À l’affût des plus infimes réactions de sa consoeur, il la voyait sourire et progressivement s’abandonner à la discussion. Il n’en fallait pas d’avantage pour que le demi-elfe la rejoigne.
Et alors qu’elle observait une pause après l’évocation de son Mentor, Caïn s’entendit répéter imperceptiblement comme dans un souffle :
« L’ingéniosité des Maîtres… »
Puis conclu en son fors intérieur :
* … n’a d’égale que la candeur des disciples *
Puis Dorilys s’emporta dans un enthousiasme communicatif et parla de ses instruments. La lyre tout d’abord. Un choix populaire mais dont peu savent tirer les meilleurs arrangements. Mais à la manière dont l’évoquait la jeune fille, Caïn n’aurait pas souhaité se trouver face à elle dans l’une de ces joutes musicales que Celan lui contait le soir auprès de l’âtre.
Le second instrument qu’elle lui présenta lui était totalement inconnu. Sa curiosité était piquée au vif. Et les games qui s’échapérent de l’instrument accolé aux lévres de Dorilys le plongèrent dans un émerveillement mélodieux.
Cela ne ressemblait à rien de connu, à la limite retrouvait-il quelques tessiture proche de la gimbarde dont il se plaisait à jouer. Mais il y avait avec cet instrument une plus grande précision et surtout des sonorités plus rondes et plus chaudes.
* Voilà qui m’aidera à apprécier ce nouveau continent, qu'elle en soit remerciée *
Encore tout entier aux dernières notes capiteuses du petit instrument Caïn fût rapidement submergé par une vague de questions sur ses impressions, ses propres instruments et ses préférences. Il partit d’un rire joyeux face à tant d’enthousiasme et entendit la jeune fille lui proposer de jouer de concert.
« - Avant tout merci Dorilys. Merci pour votre joie et votre passion. Merci de m’avoir fait découvrir un instrument si fabuleux. Merci pour votre proposition aussi. Grâce à vous je quitte ce marché bien plus léger que je n’en suis venu.
Maintenant tachons de répondre plus directement que je n’ai pu le faire à votre curiosité. Il m’arrive de jouer de la guimbarde mais c’est quelque chose que j’utilise plus volontiers devant un auditoire animalier. Et si j’ai appris les bases de beaucoup d’instruments, il n’en est qu’un pour lequel j’excelle vraiment : la Harpe portative. Il n’y a que de la sorte que je sais insuffler dans ma musique ce je ne sais quoi de particulier. Il n’y a qu’alors que je sens pouvoir exprimer et imprimer plus de sentiment que ne le ferait le plus long des poèmes épique. Comme si ma harpe devenait le prolongement de mon corps et qu’alors celui-ci se trouvait relié à quelque horizon indépassable… »
Il s’interrompit en prenant la mesure de ses propres paroles jamais, à l’exception de ses longues discussions avec Celan, jamais il n’avait abordé ces sensations avec autant de franchise. Il repprit alors sur un ton plus convenable :
Pour finir je dois vous avouer que je chante aussi. Je garde en mémoire les oraisons funèbres des druidesses de Tuan autant que les joyeuses ballades des paysans Halfelin du Conté de Basbourg. Et si je ne sais reproduire à l’identique tous ces chants ancestraux je travaille régulièrement mon répertoire. Alors oui Dorilys j’aurais plaisir à jouer et chanter avec vous, mais pas avant que vous ne m’ayez appris comment le nom ce curieux instrument. »
Et alors que Caïn terminait son discours ils trouvaient tout deux devant un bâtiment semblable à beaucoup d’autre si ce n’était un grand panneau aux couleurs criardes : « Bureau de la Guilde des Marchands » En un instant lui revint en mémoire l'objet de ses préocupations encore toute récente : retrouver sa lance dissimulée qui lui avait été estorquée. |
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Dorilys Maître de Guilde

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Posted: 22/03/2007 00:41:40 Post subject: Annonces du Crieur Public! |
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Dorilys Maître de Guilde

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Posted: 04/04/2007 20:43:58 Post subject: Annonces du Crieur Public! |
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La jeune humaine attendait toujours l’instrument qu’elle avait commandé à la gnomette, mais se réjouissait du temps que mettait cette dernière à le produire, certaine que son invention serait inégalable !
Prête à surprendre la populace de manière encore plus incongrue que lors de sa dernière prestation, elle avait à nouveau vêtu ses amples vêtements rouges, agrémentés cette fois d’un certain nombre de grelots qu’elle avait cousu au bas de sa tunique et de son pantalon, après les avoir achetés chez une vieille marchande du coin. Elle n’était de loin pas maîtresse dans l’art de la couture, mais elle espérait que ses grelots tiendrait le coup le temps de sa mission ! A cette idée, elle se rappela qu’elle avait repéré une échoppe de la rue marchande qui présentait quelques vêtements intéressants, et décida qu’elle s’y rendrait à l’occasion pour se choisir une nouvelle tenue.
Arrivée sur le marché, elle se promena entre les étals pour atteindre le point le plus chaud de la place, son centre. En chemin, elle avait donné quelques pièces d’or ainsi que sa lettre à un coursier pour qu’il la porte à Malroy Karst. Elle savait qu’une fois de plus, ni son harmonica, ni sa harpe, ne pourrait couvrir les cris des marchands et de leurs acheteurs, mais le son qui s’échappait des clochettes sous le bringuebalement de celles-ci attirait l’attention des passants.
Entre l’étal d’un gros marchand de poisson, et celui d’une femme acariâtre qui vendait ses légumes, elle trouva la solution à ses problèmes : un soldat de la garde qui tenait une trompette à sa ceinture, absorbé par la contemplation d’une énorme aubergine. Elle s’approcha de l’homme de sa démarche singulière, sous le cliquetis des grelots, et déposa sa main sur son bras. Il sursauta et porta la main sur son épée, mais elle plongea ses yeux verts dans les siens qui étaient d’un bleu pâle, et de sa voix la plus enfantine possible, elle lui dit :
- Pardonnez-moi, Messire, auriez-vous l’amabilité de me venir en aide ? Je dois moi-même rendre service à un ami, et pour cela, j’aurais besoin de votre trompette..
Il avait l’air complètement perdu ! Il n’arrivait pas à savoir ce qu’était ce personnage emmailloté qui avait l’air d’un jeune garçon, qui lui parlait avec la voix d’une enfant, et le fixait avec le regard brûlant d’une femme ! Elle ne lui laissa pas le temps de pousser plus loin ses réflexions, Dorilys saisit vivement l’instrument, et s’en fut en courant vers la montagne de tonneaux du marchand de vin qui se tenait toujours au centre de la place. Elle avait décidé que cette tour serait définitivement le moyen le plus apte à se faire entendre, et alors qu’elle se plaçait déjà en haut de celle-ci, le garde se mit à la suivre en vociférant ! Le marchand lui, ne disait rien, il avait prit l’habitude que la crieuse se serve de cette scène improvisée, et il était content que les regards des habitants soient portés sur son stand…
Un, deux, et trois !
POUET POUET POUUUUUUUUUET !
Les hurlements de la trompette rouillée vrillèrent les tympans des colons malgré le charme que Dorilys tenta de leur insuffler, alors que le soldat escaladait le premier tonneau... Tous levèrent la tête, et rirent à la vue de ce dernier qui venait de tomber après avoir subi cette attaque sonore ! Le commerçant qui l’aida à se relever lui expliqua que celle qui venait de lui emprunter ce maudit instrument n’était autre que la crieuse publique de la ville, et qu’elle servait entre autre le Maître de la Guilde des Marchands. Plus préoccupé par son dos que par la demoiselle, il la laissa donc faire ce qu’elle avait à faire, maugréant qu’il récupérerait son bien après cela.
La barde avait posé la trompette à ses pieds, presque écoeurée par sa mauvaise qualité et saisit son harmonica. La mélodie corsée qui retentit quelques secondes fit s’élever un soupir de soulagement de la part des spectateurs, qui accordaient à présent toute leur attention à la messagère, avant qu’elle ne.. hurle (^^) :
« Habitants de Lesnie, fiers colons, honnêtes commerçants et acheteurs consciencieux !
J’ai l’honneur de vous annoncer que votre avenir gustatif est à présent assuré ! Vous allez me demander pourquoi ? Tout simplement parce que dès à présent, l’élevage de poulets le plus fiable et le plus renommé de l’ancien continent s’est installé sur Middle Iwy Zone ! »
Les citadins, toujours curieux de savoir ce qui se passait dans leur ville et embobinés par les grands mots qu’elle employait pour parler de cet élevage, furent convaincu d’écouter la suite..
« Le Sieur Malroy Karst, éleveur de volailles aimant et attentionné, vous offre à présent la possibilité de commander ses volatiles à des prix concurrentiels ! Nourris avec des aliments sains et élevés en plein air, ils représentent le renouveau de la gastronomie !
Fermez les yeux, et imaginez-vous le tableau suivant.. Un poulet, dont la peau grillée craque lorsque vous y mordez à pleine dent.. Une nouvelle bouchée, et vous atteignez la chair tendre et moelleuse, qui fond sous votre langue, et ravie votre palais.. Un autre poulet, farci, des escalopes, des brochettes, et une immensité de possibilités culinaires ! »
Elle jura voir des gens se lécher les babines, et d’autres croquer dans le vide. Satisfaite, elle finit par ces mots :
« Notre éleveur est aussi actuellement à la recherche d’un marchand qui accepterait d’ajouter à une partie de ses ventes, ces délicieux poulets, ou même d’y consacrer un étal entier ! Il vous suffit de contacter le propriétaire !
A présent, n’hésitez plus à vous rendre au Sieur Doré pour passer vos commandes, qui sauront satisfaire l’appétit des petits et des grands, dans un cadre pittoresque, à la sortie de la ville ! Satisfaction garantie, croyez-moi, mon estomac s’en souvient !
Pour briller en société, adoptez le Sire Doré ! »
Elle scruta les expressions de la foule en pleine effervescence, ravie de son petit effet ! Evidemment, elle s’était peut-être emportée, et elle ne pouvait affirmer en rien de la qualité de ces bestioles à plumes.. Pourtant, elle avait eu envie faire confiance aux produits de quelqu’un à qui appartenait la charmante écriture qu’elle avait lu !
Elle descendit de son perchoir, affamée elle aussi par l’évocation de tous ces plats, et bien décidée à rencontrer ce fameux Malroy Karst, pour être sûre qu’elle avait fait le bon choix avant d’aller plus loin dans la publicité !
Elle répondit au regard mauvais du soldat par son regard pétillant qui le désarçonna à nouveau, avant de lui lancer la vilaine trompette. Puis, elle salua le marchand de vins, avant de se glisser entre les étals pour quitter le marché, accompagnée de la résonance de ses grelots… |
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