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RPG médiéval fantastique
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Henrik Guilde des Voleurs
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Joined: 23 Feb 2008 Posts: 53
Points d'xp: Age: 11 ans Race: Humain Métier: crieur public Force: 4 Dextérité: 10 Constitution: 5 Intelligence: 11 Sagesse: 13 Charisme: 7
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Posted: 24/06/2008 14:44:31 Post subject: Un gamin chez les voleurs ? |
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Cela faisait maintenant quelques temps que Henrik était arrivé sur Iwy, et il n'était bien sûr pas sans connaître l'existence de différentes guildes. Mais l'idée d'appartenir à l'une d'elles lui avait parut tout simplement ridicule. Bah oui, quand on y réfléchit c'est tout à fait normal. Pour entrer dans la guilde des guerriers il faut avoir un minimum de muscles, or, même si le rouquin ne possédait pas que des défauts physiques, on ne pouvait certainement pas dire que c'était dans ses bras et ses jambes que ses forces se concentraient ! La guilde des mages, pas question. Il avait eut assez à faire avec sa mère pour ne pas qu'il recommence à s'enquiquiner avec ce genre de choses qui ne lui donnait absolument pas envie, et pour lesquelles il ne se sentait pas doué. Et puis on ne peut pas dire qu'il s'entende très bien avec les règlements, obligations, et tout ce tralala. Il y avait aussi le choix avec celle des clercs, mais laisser la vie d'une personne entre les mains de ce gamin reviendrait à la condamner. Sans compter que malgré son jeune âge il a déjà bien développé son côté égocentrique. Alors santé des gens et solidarité... ça lui passe bien au-dessus. C'est même pas sûr qu'il connaisse le deuxième terme. Enfin, la guilde des marchands. Et même si Henrik possède une bonne partie des qualités - et défauts - requis pour la vente - ou plutôt l'entourloupe - il n'a jamais vu aucun intérêt pour lui à s'embarquer là dedans. Comme on dit, s'il n'y a pas la carotte au bout, ça n'avance pas. Pour lui c'est à peut près la même chose, sauf qu'il faut remplacer la carotte par quelques pièces.
Jusqu'au jour où il apprit l'existence d'une cinquième guilde. Celle des voleurs. A cet instant, ce fut l'illumination. * Et bah voilà, ça c'est utile ! * Oui enfin, c'est surtout que c'est le seul endroit où lui et son sale caractère pourraient se faire accepter. Quoi que... ça reste encore à prouver. Après plusieurs recherches, l'enfant fini par trouver le lieu où il devait se présenter pour trouver les membres de cette guilde. Et il s'y rendit sans perdre une seconde. *Ouais ! Je sens que je vais pouvoir m'amuser un peu plus !*
Ce matin là, il s'était levé de bonne heure - il avait toujours été matinal - se rendit discrètement dans les cuisines, avala en vitesse la première chose qui lui tomba sous la main - à savoir une banane - et il quitta l'orphelinat, sans avoir prit la peine de se laver - c'est bien connu, à cet âge là, les garçons détestent tout ce qui ressemble de près ou de loin à du savon.
Une bonne heure plus tard, il arriva devant l'enseigne qui indiquait "guilde des marchands". Henrik entra dans le bâtiment, s'attardant quelques secondes sur le pas de la porte, à observer les quelques personnes présentes. Lorsqu'il s'avança, un homme qui ne se tuait visiblement pas à la tâche lui adressa la parole, lui demandant s'il ne s'était pas trompé de chemin ; le tout accompagné d'un sourire amusé, à la limite du satirique, collé sur le visage. Et l'individu dut se contenter d'un de ces sourire en coin, rempli d'ironie, et qui signifie quelque chose comme "mais bien sûr mon pote !" en guise de réponse. Quelque peu refroidit mais pas pour autant impressionné, l'homme finit par demander ce qui pouvait amener un "petit" garçon dans un tel endroit. "C'est au chef que je veux parler." répondit le petit garçon en question d'une voix bien plus autoritaire que son mètre quarante pouvait laisser imaginer. Son interlocuteur l'observa trente secondes pendant lesquelles le silence fut roi. Et quand il reprit, légèrement plus convaincu qu'au début, c'est sur un ton qui n'en n'était pourtant pas moins sceptique, et avec une expression des plus résignée, qu'il indiqua d'un geste de main dans lequel on pouvait lire de l'agacement ou du découragement, une porte plus loin. A peine eut-il fait un pas que l'homme rajouta "n'est pas trop d'espoirs !" ou quelque chose dans le genre. Mais bien évidemment, Henrik n'y prêta pas la moindre attention.
Le gamin s'avança donc vers la porte qu'on lui avait désignée, satisfait d'avoir obtenu ce qu'il voulait. Il attendit tout juste trois secondes avant de frapper deux coups secs, à peu près à la hauteur de la poignée - he oui, sa petite taille ne lui permet pas de frapper beaucoup plus haut avec aisance. *M'en fiche, de toute façon cette petite taille m'a sortit de pas mal de mauvais pas alors j'men plaint pas ! * Et comme le petit garçon bien éduqué qu'il était - si si je vous assure que les parents n'ont pas fait leur boulot qu'à moitié sur ce point là - il attendit qu'on l'autorise à entrer avant de faire quoi que ce soit. _________________
Ne jamais se fier à l'âge. Face à l'expérience, il est négligeable. La sienne est ici |
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Dorilys Maître de Guilde

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Posted: 14/09/2008 17:47:08 Post subject: Un gamin chez les voleurs ? |
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[HRP]Désolée pour ce monstrueux retard, je vais essayer de me ratrapper ! D'ailleurs j'espère que tu ne m'en voudras pas trop d'avoir intégré ce problème de sort qui a mal tourné, mais il faut que j'avance de ce côté-là aussi ^^'[/HRP]
Assise dans son fauteuil, Dorilys essayait de comprendre ce qui était en train de lui arriver.
- Bien, reprenons depuis le début.
Tout avait commencé lorsqu'elle était entrée dans le bureau de la guilde des marchands quelques heures auparavant. Des regards s'étaient tournés vers la porte, mais pas un seul bonjour ne lui avait été adressé !
Un froncement de sourcil plus tard, arrivée au milieu du hall, elle s'apprêtait à faire remarquer à ses employés qu'ils devaient lui faire preuve d'un minimum de respect quand un marchand avait sursauté juste à côté d'elle :
- Ouuh ! Dame Dorilys, je ne vous avais pas vu ! Bien le bonjour à vous, j'espère que vous vous portez bien !
- Bonjour patronne !
- Ah ! Tiens bonjour Dorilys !
Elle était perplexe. Etait-ce un nouveau petit jeu qu'ils venaient de mettre au point pour la faire tourner en bourrique, ou avait-elle vraiment fait preuve d'une discrétion hors du commun ?
Après avoir salué tout le monde, elle s'en était allée dans les couloirs de la guilde, où cette fois-ci tout le monde avait noté sa présence. En effet, tous les bureaucrates présents dans cette partie des locaux étaient réputés pour leur fainéantise et avaient peur de se voir assigner un quelconque travail supplémentaire qui les obligerait à faire autre chose que de prétendre être à l'ouvrage.
Pourtant leur frayeur était injustifiée, elle était là uniquemen pour réclamer à l'office des comptables un rapport qu'elle attendait depuis deux jours. Grabner était là, assis derrière son bureau, mais lorsqu'elle s'avança silencieusement vers lui avec un sourire mauvais sur le visage, et qu'elle lui toucha le bras pour le surprendre elle le vit.. disparaître sous ses yeux !
Elle recula et se frotta les yeux pour s'assurer qu'elle ne rêvait pas, mais non il n'était plus là ! Elle inspira profondément, fit demi-tour, et entra à nouveau dans la pièce.. Et il était de nouveau là, en train de la fixer comme si elle était complètement folle.
* Qu'est-ce qui m'arrive, je n'ai pourtant pas l'impression d'être fatiguée..*
Après avoir mit le pauvre homme sous pression pour qu'il bouge enfin son arrière-train, elle avait regagné son propre bureau. En passant devant un grand miroir qui servait de porte-manteau, elle s'examina soigneusement pour vérifier qu'elle n'avait pas de bosse sur le crâne qui aurait pu causer cette vision.. Non, rien, cependant elle se trouvait un peu pâlote.
C'est alors que les évènements avaient pris une tournure plus désagréable encore..
Elle était en train d'écrire une lettre quand Pamphile avait frappé à la porte. Elle l'avait convié à entrer, et celui-ci s'était empressé de déposer un énorme dossier sur son bureau. Au passage, il lui effleura le bras gauche, et elle eut la surprise de le voir disparaître à son tour. Elle écarquilla les yeux à les faire sortir de leurs orbites. Elle ne comprenait rien. Elle écoutait son invisible assistant lui faire un rapport pendant de longues minutes sans réussir à faire sortir un son de sa bouche pour lui expliquer la situation.
Elle réussit finalement à cligner des yeux, et une fois ce battement de cils effectué, elle constata que le marchand était simplement face à elle.
- Vous allez bien Dorilys ?
Elle se frotta les tempes et soupira avant de réussir à articuler :
-Oui je crois.. Ce doit être la fatigue.. Merci beaucoup, vous pouvez vous en aller.
- D'accord, je vous laisser vous occuper de ça.. Mais n'hésitez pas à vous reposer, vous êtes si pâle que vous pourriez faire de la concurrence aux fantômes du château !
- Ahah..
Mais elle riait jaune en observant le jeune homme quitter la pièce.
Voilà pourquoi elle était là, à se demander ce qui clochait, à voix haute bien sûr.
- Voyons voir, je n'ai pas bu depuis deux jours, alors pourquoi est-ce que j'ai la sensation que tout le monde devient invisible autour de moi ? A moins que quelqu'un ait glissé un poison dans mon jus de mûre ce matin ? Impossible.. quel genre de poison me ferait cet effet ? Peut-être les herbes de l'auberge ? Cela fait pourtant un moment que je n'ai pas utilisé ma pipe.. et les effets ne sont pas si coriaces.. Qu'est-ce qui se passe..? Est-ce que c'est le surmenage.. ? Je devrais peut-être simplement aller au lit, ça commence à devenir effrayant..
Elle ôta son chapeau et se frotta vigoureusement les cheveux en s'enfonçant dans son fauteuil.
*Qu'est-ce qui t'arrives ma vieille dis-moi ?!*
Soudain on frappa à nouveau à la porte.
- C'est vraiment pas le moment.. grommela-t-elle. Entrez !
Elle sentit son ventre se serrer un peu plus. Un nouvel homme invisible se trouvait face à elle ! Elle se redressa subitement pour reprendre un peu de la contenance qui devait lui rester et réalisa alors que ce n'était pas un fantôme, mais bien enfant qui se trouvait sous ses yeux, petit bonhomme qu'elle n'avait pas pu voir tant elle était masqué derrière son meuble..
Elle soupira et rit très légèrement d'elle-même.. Oui tout ça ne devait être dû qu'à la fatigue, cela ne lui ferait pas de mal de dormir un peu, mais pour l'instant elle allait s'occuper de ce visiteur.
En observant la tête rousse, elle réalisa qu'ils s'étaient déjà rencontrés par le passé..
- Bonjour ! Tu es le fils de Siléas n'est-ce pas ? Je n'ai pas osé venir vous rendre visite depuis le jour de..
Elle stoppa net, elle n'avait pas l'attention de raviver le souvenir de l'agression chez le garçon, bien qu'il se soit montré très courageux ce jour-là. C'était d'ailleurs aussi par peur de dégrader encore plus son état qu'elle n'était pas allée voir la mère.
- Enfin, je me suis renseignée sur son état et on m'a dit que tout allait bien et qu'elle avait un charmant bébé ! Tu dois être content non ?
Elle l'invita à s'asseoir d'un geste de la main, et lui sourit gentiment en chassant de son esprit l'image, ou plutôt l'absence d'image de ses collègues invisibles.
- Dis-moi, que puis-je faire pour toi ? _________________ L'histoire de Dorilys? Par ici!
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Henrik Guilde des Voleurs
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Joined: 23 Feb 2008 Posts: 53
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Posted: 25/09/2008 19:03:12 Post subject: Un gamin chez les voleurs ? |
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[HRP]Pas de problèmes. Je crois que je suis assez bien placée pour savoir qu'on répond quand on peut xD Et pour le sort, ça ne pourra qu'agrémenter le RP '^^ [/HRP]
Après un court instant, une voix féminine donna le signal sonore, le feu vert, enfin bref, elle donne l'autorisation d'ouvrir la porte. Henrik prit la poignée en main, et se retrouva dans ce qui semble être un bureau, face à... à tout sauf à une personne... Enfin, jusqu'à ce qu'une tête émerge. Et étrangement, la propriétaire de cette tête parut soulagée en voyant le garçon sur le pas de la porte. Mais ce n'est pas ce qui intrigua ce même garçon. Ni même le fait que ce soit une femme, d'autant plus si jeune, qui dirige une guilde. Non non, ce qui le désarçonna, c'est qu'il se souvenait encore de leur dernière - et seule – rencontre. Alors là, toutes ses anciennes interrogations trouvèrent des réponses. Enfin presque, parce que c'est bien connu, à cet âge là, les enfants sont beaucoup trop curieux. Mais de toute façon, il n'eut pas le temps d'y réfléchir d'avantage, puisque son interlocutrice lança la première rafale de questions.
Des questions oui, mais qui parurent bizarre au rouquin. Lui, Henrik, gamin insupportable, arrogant et égocentrique qu'il est, fils de la douce et attentionnée Siléas ? Non, c'était génétiquement impossible.
Il pénétra un peu plus profondément dans le bureau afin de s'assoir en face de la maîtresse de guilde comme elle l'y avait convié, puis décida de lever le doute sur ses origines - un peu gêné tout de même - plus par politesse que par véritable nécessité - bah forcément on ne s'impose pas comme ça quand on se trouve en présence d'une personne importante. Par politesse oui, parce que après tout, qu'il soit le fils du père fouettard ou la fille du père noël, on s'en fiche. Le résultat est là.
- Eh bien en fait, Siléas n'est pas ma mère. Même si c'est la directrice de l'orphelinat, et que c'est donc en quelque sorte elle qui s'occupe de moi, on ne peut pas dire qu'on ait vraiment des liens de parentés. Et puis, c'est vachement mieux de pouvoir faire ce qu'on veut !
C'est sûr que pour ce gamin qui est sans arrêt en vadrouille, qui ne tient pas en place, et qui est toujours en train d'inventer des activités toutes plus saugrenues les unes que les autres ; on ne pouvait pas dire que les liens familiaux soient pour lui ce qui ce fait de plus important.
Quant au dernier né d'Iwy - ou plutôt à la dernière - le jeune garçon était bien évidemment heureux de son arrivée. Même s'il n'était pas sûr de beaucoup apprécier des pleurs. Il ne savait pas ce que ça faisait exactement d'être enceinte – et il n'en fera d'ailleurs jamais l'expérience – mais il se doutait bien que ce ne devait pas être tous les jours une partie de plaisir – et puis il avait bien remarqué à quel point cet événement peut rendre une femme désagréable lorsque sa mère attendait sa petite sœur.
Enfin, une fois acquitté de ces quelques formalités, il était temps d'aborder le sujet plus important, à savoir celui de sa venue. Henrik avait eut tout le loisir de réfléchir à la façon dont il allait bien pouvoir annoncer ça. Parce qu'il n'était pas sans savoir que ce qu'il allait dire pouvait paraître étonnant, voir même ridicule. Et puis en général, les gens haut placés - ou certains qui croient l'être - n'aiment pas s'encombrer inutilement de gosses - ce qui est en un certain sens parfaitement justifiable. Mais là, ce ne fut pas exactement pareil. Forcément, il s'attendait plus à se trouver face à homme de 40 balais, avec une grosse moustache brune, quelques cheveux qui commencent à manquer, un énorme ventre et un cigare à la bouche - c'est en général comme ça qu'on représente les hommes d'affaire qui gèrent l'économie en plus de gérer les arnaques. Du coup, il se sentait un peu plus à l'aise dans ses basques.
- Vous voulez savoir ce que vous pouvez faire pour moi, je vais vous le dire, c'est très simple. J'ai l'intention de m'engager à vos côtés, dans la guilde des voleurs.
C'était dit. Même s'il préférait habituellement s'aventurer sur le chemin plus pentu mais ô combien plus attrayant de la subtilité, cette fois il avait décidé d'être direct. Clair, net, précis, au moins, il n'y avait pas de risque de mauvaise interprétation. Et puis, en annonçant les choses directement, ça leur donnait plus d'impact.
La réaction d'en face, il n'avait put la planifier. Après tout, on ne peut pas savoir si une demande va être accepté d'office, ou au contraire rejetée sans possibilité de défendre sa cause. Il attendit donc, impassible, la réponse qui allait lui être fournie. _________________
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Dorilys Maître de Guilde

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Joined: 22 Jan 2007 Posts: 585
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Posted: 03/10/2008 18:39:03 Post subject: Un gamin chez les voleurs ? |
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Dorilys se détendait peu à peu en fixant le garçon, dont la timidité sembla s'évaporer une fois le sujet de sa parenté clos. Elle était plutôt surprise d'entendre qu'il n'était pas le fils de la jeune femme, tant leur proximité lui avait parue évidente lorsqu'ils avaient fait face à l'agresseur. Elle ne savait pas alors que Siléas gérait l'orphelinat, mais il était clair à présent qu'elle devait faire preuve du même instinct maternel envers tous ceux dont elle s'occupait.
L'espace d'un instant, elle se mit à envier les orphelins de Lesnie, eux au moins avaient la chance d'avoir quelqu'un à leurs côtés..
Elle se ressaisit et opina de la tête pour lui signifier qu'elle avait bien compris et qu'elle était d'accord avec sa dernière remarque. Il avait l'air de savoir ce qu'il voulait ce petit !
Elle n'avait aucune idée de ce qui pouvait l'avoir conduit ici, et elle aurait pu imaginer des centaines de scénario sans tomber sur la bonne réponse...
- Vous voulez savoir ce que vous pouvez faire pour moi, je vais vous le dire, c'est très simple. J'ai l'intention de m'engager à vos côtés, dans la guilde des voleurs.
Les yeux de la voleuse s'écarquillèrent tandis que sa respiration se coupa l'espace d'un instant. Comment un enfant pouvait-il être au courant de ses activités ? Certes il l'avait vue en action, mais de la à mentionner la Guilde ! S'était-il vraiment renseigné ou était-il en train de la tester ? Il avait l'air plutôt malin, et comme tous les gamins de son âge il devait avoir envie de vivre 1001 folles aventures, mais de là à vouloir s'engager.. Non, il ne pouvait pas être au courant de ce qu'il risquait.
Elle s'apprêtait à nier toute implication quelle qu'elle soit avec une guilde pareille, lorsque la situation lui apparut sous un nouveau jour. Une image encore floue s'extirpait peu à peu de sa mémoire, celle d'un enfant. De petite taille, portant des vêtements beaucoup trop larges pour lui, de grands yeux vifs et un doux visage flanqué de tâches de rousseur. Et avant toute chose, une chaotique tignasse rousse !
Elle devait se rendre à l'évidence, Henrik était son portrait craché !
Or à son âge, sans être membre d'une guilde, elle était déjà plus qu'une saltimbanque douteuse, et son premier vol était déjà loin derrière elle. Elle plongea son regard dans celui du garçon.. Qui sait ce qui se cachait derrière cette frêle apparence ? L'expérience n'attend pas le nombre des années, dit-on. Zéphir lui avait bien donné sa chance alors qu'elle n'était qu'une adolescente. Avec de l'entraînement, on pouvait transformer les faiblesses en forces, et surtout former un très bon cambrioleur.
Elle rit presque silencieusement, comment pouvait-elle songer à engager un enfant ? Cela semblait peu raisonnable, mais pourtant son instinct lui conseillait de prendre le rouquin sous son aile. Elle savait qu'il persisterait dans la voie du vol même sans son aide ; une fois qu'on connaît l'exhaltation d'un crime parfaitement perpétré, on a du mal à s'en détacher.
Les arguments se livraient bataille les uns après les autres dans sa tête tandis que le garçon attendait là rien dire, probablement fier de son effet.
Et puis finalement, elle choisit, et son rire enfantin emplit la pièce :
- C'est d'accord Henrik, j'accepte ton offre. Mais avant je tiens à poser des conditions..
D'abord, je veux que tu me parles de toi, de ce qui t'a conduit ici, et de ce que tu sais faire. Ensuite, nous allons évaluer ce que tu peux faire, et je me chargerais de ton entraînement. Ne crois pas que cela sera facile, j'ai beau avoir l'air sympathique, je suis intraitable en ce qui concerne mes hommes.
Elle avait repris son sérieux et sa contenance :
- Pour finir, je veux que tu promettes de ne jamais mettre ta vie en danger, quoi qu'il arrive.
Elle soupira, et lui sourit tendrement, comme à ce petit frère qu'elle n'avait jamais eu et qui se trouvait sous ses yeux à cet instant :
- Siléas me tuera si elle apprend cela alors.. Motus et bouche cousue !
Elle ajouta un clin d'oeil et rit à nouveau très légèrement avant de reprendre avec une voix posée, plus grave :
- Et ne crois pas que je prend tout cela à la légère, si j'ai choisis de dire oui c'est parce que je suis prête à donner sa chance à quiconque entre dans ce bureau avec la ferme volonté de devenir membre. Charge à toi de ne pas me décevoir. Je ne serais pas plus douce avec toi sous prétexte que tu es un enfant, je pense que tu seras d'accord avec moi.
Alors Henrik, es-tu sûr de ta décision ? _________________ L'histoire de Dorilys? Par ici!

Last edited by Dorilys on 05/11/2008 16:54:04; edited 1 time in total |
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Henrik Guilde des Voleurs
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Joined: 23 Feb 2008 Posts: 53
Points d'xp: Age: 11 ans Race: Humain Métier: crieur public Force: 4 Dextérité: 10 Constitution: 5 Intelligence: 11 Sagesse: 13 Charisme: 7
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Posted: 11/10/2008 16:40:28 Post subject: Un gamin chez les voleurs ? |
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Comme prévu, la dernière réplique de Henrik laissa la jeune maîtresse de guilde songeuse. Forcément, même ces prétendus devins aurait eu du mal à déterminer la raison de la venue du garçon. N'oubliant pas pour autant les bonnes manières, ce dernier restait assis, gardant toujours le même air indéchiffrable sur la figure, ne remuant pas même un sourcil. Ce qui est pourtant rare chez cet enfant qui a habituellement du mal à rester très longtemps sans bouger. Enfin, quand il veut quelque chose, il est capable de tout pour l'obtenir, et pour le moment, le meilleur moyen était encore de bien se tenir.
Dorilys mit un certain temps à répondre, et paraissait réfléchir à ce qu'elle allait dire. C'était plutôt bon signe, puisque pas de "non" direct permettait, dans le pire des cas, de pouvoir défendre sa demande. Certes, Henrik était assez satisfait de l'effet qu'il venait de produire, cependant il réfléchissait tout de même aux arguments qu'il pourrait donner si sa requête était finalement refusée. C'est qu'il s'agissait de paraître sûr de soi et d'avoir potassé longtemps le sujet.
Mais il n'eut pas à se torturer plus de temps que ça les neurones, puisque la jeune femme se mit à rire, d'un rire qui emplit toute la pièce, et prouvant par la même occasion que quelque soit son grade, on n'en reste pas moins ce qu'on est. Finalement, elle prit la parole et donna sa accord... oui, ce n'était pas ses oreilles qui avaient flanchées à ce moment là, c'était bel et bien une réponse positive qui lui avait été fournie. A cette nouvelle, les lèvres du garçon s'étirèrent en un large sourire, laissant apparaître des dents étonnamment blanches pour le peu de poils de brosse à dents qu'elles ont vu jusqu'à ce jour. Bien sûr, il lui fallait se dévoiler un peu plus. Parler de lui ? Ça c'était une colle. Il n'avait pas la moindre idée de ce qu'il allait bien pouvoir raconter. Et puis, malgré le certain nombre de similarités entre les deux jeunes gens, il ne connaissait pas encore assez bien Dorilys pour risquer le "je me suis enfui et je ne suis venu ici parce que jamais mes vieux penseront que je suis allé aussi loin." Non, il choisit, une autre alternative bien plus simple et sécurisée à son goût.
He bien, il n'y a pas grand chose à dire sur moi. Avec seulement onze hivers je n'ai pas vécu beaucoup d'aventures palpitantes, et comme rien ne me rattachait vraiment sur l'Ancien continent, j'ai eut envie de venir voir à quoi ressemblait cette nouvelle île. J'en avait entendu parler par un fils de marins alors que je me promenait dans un port. Aucun mensonge là dedans, puisque ses parents n'étaient certes pas ce qui avait embêté Henrik au moment de partir. Au contraire même. Et puis, il n'était pas assez fou pour raconter des salades.
Quant à ce que je sais faire... et bah je sais faire les seules choses qu'il est possible de maîtriser avec mon corps. Inutile de préciser qu'il attendait avec impatience le moment où, lui avait-on dit, il grandirait d'un coup.C'est à dire que le vol à la tire est pour l'instant ce qu'on pourrait appeler mon domaine de prédilection. Et lorsque c'est nécessaire, je sais être très discret. De ce côté là il n'y avait pas de problèmes. En fait, s'il n'avait pas eut ces cheveux flamboyants on aurait presque put dire qu'il savait disparaître quand bon lui semble.
Quand j'étais gamin, à comprendre par là "il y a à peine deux ans" je faisais partie des meilleurs au lancé de boules de neige. Sinon, on m'a déjà dit que j'avais un don pour agacer les gens. Pourquoi ces informations inutiles ? Tout simplement parce que Henrik n'a jamais aimé parlé de sa vie, et surtout parce que lui ne l'a jamais trouvée intéressante.
Pour ce qui est de sa capacité à manier des armes, il n'allait bien sûr pas s'étaler sur le sujet, puisque la seule chose qu'il savait à peu prêt utiliser n'allait pas au delà du poignard ; ou à la rigueur la dague. Puis, vous vous voyez dire, “je suis pas capable de tenir une épée à bout de bras plus de cinq secondes sans lâcher parce qu'elle est trop lourde” alors que vous cherchez à être accepté dans une guilde ? Même si c'est vrai que dans l'état actuel des choses il était beaucoup moins complexé par cette petite carrure que s'il avait eu à défendre sa cause face à un grand et fort – ou gros au choix – bonhomme, il ne tenait pas non plus à en rajouter.
Puis, une condition des plus étranges lui fut énoncée. Ne pas mettre sa vie en danger. Quelle drôle d'idée. Il ne s'y attendait absolument pas, mais cela aurait put passer à peu près sans difficultés, si les derniers événements ne lui étaient pas revenu en mémoire. C'est vrai après tout. Tant qu'on n'a jamais été mis face à la chose directement, on peut difficilement imaginer ce que peut vouloir dire “ne pas mettre sa vie en danger”. C'est pour cette raison qu'il fut bloqué une infime seconde avant de répondre à ce qu'on lui avait dit, d'un air faussement sûr de soi.
Ok... pas de problèmes !
Malgré sa curiosité digne des halfelins, ce garçon se différencie de cette petite race par son courage – ou son insouciance dans ce cas – très largement influencé par une sagesse lui permettant de s'arrêter avant de dépasser les bornes. C'est ainsi qu'il avait évité pas mal d'ennuis - même s'il a dut prendre ses jambes à son cou plus d'une fois.
Mais le doute qui se lisait à peine sur son visage laissa place à ce large sourire propre aux enfants, presque contagieux, lorsque Dorylis lui demanda de ne rien dire à Siléas ; affirmant en même temps qu'il était parfaitement d'accord avec ce point. De ce côté là il n'y avait pas de soucis à se faire. Il ne voulait pas prendre le risque d'une dispute avec cette femme qu'il appréciait tant.
Pour finir, la maîtresse de guilde lui expliqua les raisons pour lesquelles il n'avait pas été rejeté. La question lui était effectivement venue à l'esprit, puisqu'il ne s'attendait pas avoir une réponse positive aussi rapidement. Quand il lui fut dit qu'enfant ou non il serait au même niveau que les autres, il acquiesça d'un signe de tête pour montrer son assentiment. Évidemment qu'il était d'accord avec ce principe. En fait, il ne demandait que ça. Être mit a égalité avec tout le monde, sans être rabaissé à cause de son âge peu avancé.
Si je suis sûr de mon choix !? Bien sûr que je le suis, sinon je ne serais pas ici ! Cette fois, aucune hésitation, ni dans son attitude ni dans sa voix.
Bien que l'on puisse sans mal le qualifier de sale gosse, l'adjectif capricieux ne lui correspondait en revanche absolument pas. Ses décisions étaient la plupart du temps mûrement réfléchies – parfois un peu trop même.
Et vous inquiétez pas, je ne vous décevrait pas ! Le travail et l'entrainement ne me font pas peur. Pour sûr, avec la soif de connaissance qu'il avait, mieux valait être un peu dégourdi.
Ne sachant vraiment comment se déroulait la suite des opérations, il baissa les yeux tout en balançant distraitement ses jambes qui touchaient à peine le sol. En fait, dans l'état actuel des choses, il ne savait même pas exactement ce qu'il devrait faire. Bien sûr il avait tout de même une idée sur le sujet, mais il ne connaissait pas véritablement le mode de fonctionnement de la guilde. En fait, cela lui passait encore au dessus, persuadé de tout savoir en temps voulus. _________________
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Dorilys Maître de Guilde

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Joined: 22 Jan 2007 Posts: 585
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Posted: 05/11/2008 17:57:28 Post subject: Un gamin chez les voleurs ? |
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La joie du jeune garçon inonda son visage lorsqu'elle lui donna sa réponse. Il l'écouta patiemment, avant de lui fournir les réponses qu'elle attendait. Ses premiers propos étaient flous, et elle aurait voulu en savoir plus sur ses origines, mais elle n'insista pas. Non seulement parce qu'il devait y avoir une raison au fait qu'il logeait à l'orphelinat, mais aussi parce qu'on avait tous quelque chose à oublier en arrivant à Lesnie, et qu'elle ne souhaitait pas le mettre mal à l'aise. En temps voulu, il lui ferait peut-être part de ses secrets.
Il avait l'air sincère concernant ses capacités, et ne cherchait pas à se vanter. Nul doute qu'un enfant agité devait être agile, et peut-être que son adresse au lancé de boules de neige pourrait faire de lui un bon tireur.
- Sinon, on m'a déjà dit que j'avais un don pour agacer les gens.
Il la fit rire à nouveau, ça aussi c'était tout à fait crédible, et elle se préparait déjà à ce qu'il lui en fasse voir de toutes les couleurs !
Elle commençait à mettre en place un plan d'entraînement dans son esprit. Des exercices basiques d'abord, de souplesse et de vitesse, avant de passer à des choses plus sérieuses : la discrétion, l'escalade, et l'utilisation des divers ustensiles utilisés lors des cambriolages. Elle n'avait guère envie de lui enseigner le maniement des armes – il était trop frêle d'ailleurs pour se servir d'objets lourds – mais elle savait qu'un poignard habilement exploité pouvait être précieux, salutaire même au cas où sa vie serait mise en danger.
Il hésita très légèrement avant de promettre qu'il serait prudent, mais d'après elle c'était parce qu'il avait légèrement conscience de ce que représentant pareil mode de vie. Elle ferait tout ce qui était en son pouvoir pour préserver l'enfant, mais avant toute chose il devait apprendre à prendre soin de lui-même.
Malgré l'ardeur avec laquelle il réitéra son engagement, elle savait qu'il était loin d'imaginer ce à quoi il pouvait faire face en exerçant le métier de voleur. Il ne s'agissait pas simplement de dérober des bourses et de faire des cabrioles, et cette vie d'homme presque en dehors de la société comportait de nombreux côtés sombres, qu'il découvrirait de façon parfois très rude.
En observant son radieux sourire d'enfant elle avait presque envie de revenir sur ses paroles et de lui épargner les souffrances auxquelles il ferait face quoi qu'il arrive. Sa volonté pourtant semblait inébranlable et elle n'avait pas envie de décevoir ses attentes.
Elle se promit de lui éviter d'être en contact avec les pires aspects de la Guilde, ceux liés aux manipulations et aux meutres et autres joyeusetés macabres. Elle voulait qu'il conserve son coeur d'enfant le plus longtemps possible, il avait bien le temps de se confronté à ces réalités !
Son initiation à l'art du vol se concentrerait donc sur l'aspect presque ludique de celui-ci, puisqu'il y en avait un. La préparation, l'excitation quand on entre en action, l'angoise d'échouer, et la joie mêlée d'une intense fierté lorsque l'on réussit son coup.
Il y avait bien des choses à faire avant de se frotter au pire.. Elle ne lui dirait donc que le strict nécessaire à propos de la Guilde. Elle répondit encore une fois à son sourire, et se leva de sa chaise :
- Bien, puisque que nous sommes d'accord.. Nous allons commencer, maintenant. Suis-moi.
Elle lui fit un clin d'oeil et sortit de son bureau en sifflotant, elle avait hâte de voir ce dont il était capable. _________________ L'histoire de Dorilys? Par ici!
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