 |
RPG médiéval fantastique
|
| Previous topic :: Next topic |
| Author |
Message |
Aïllen Colon - Indépendant

 Offline
Joined: 27 Jul 2007 Posts: 64
Métier: Gérante-Orph. Force: 1 Dextérité: 2 Constitution: 2 Intelligence: 3 Sagesse: 5 Charisme: 7
|
Posted: 01/08/2007 13:37:01 Post subject: Une demeure peu alléchante. |
|
|
(je me permet une description de la bâtisse, sans pour autant faire intervenir mon personnage dedans. Le but est d'habiter une maison ayant été habitée déjà par le passé quelques mois de cela. Au début de la colonisation quoi.)
Un assemblage de planches à échardes clouées ensemble.
C’était la première impression que chacun avait, quand il contemplait le nouveau domaine de Dame Oriane D’Amonis. Néanmoins si l’extérieur payait peu de mine et, si une fois le palier passé, le sentiment subsistait, c’était parce que ceux qui avaient construit l’endroit avaient préféré cacher au fond de ce taudis les richesses qu’ils lui avaient consacrées.
Il fallait en effet dépasser l’ interminable couloir au parquet aux bruits inquiétants pour arriver dans une petite salle où les murs qui paraissaient retravaillés à la chaux n’avaient rien d’une latte maladive. Aux dimensions réduites, la pièce abritait une cheminée simple où trainaient encore des restes d’un feu ancien que le temps n’avait pas éparpillé partout. Cendres et poussière se mêlaient dans un ballet étrange, cachant la couleur exacte du sol aux yeux de ceux qui pénétraient dans cet espace où les mois ne semblaient plus signifier grand chose.
Dans un coin, une table au bois vermoulu trônait sous l’œil attentif d’une fenêtre que la crasse recouvrait. Après avoir traversé l’opaque vitre, ombre et rayon de soleil jouaient ensemble, saluant l’inerte spectacle ridicule et lui offrant la vie par quelques miraculeuses facéties.
Ainsi, une petite toile d’araignée enlaçant un pied de l’espace de travail donnait l’irréelle illusion de briller et de se déplacer au gré d’une brise inexistante et le regard en la suivant découvrait alors une bassine oubliée que la rouille mangeait à grand pas, cachée par les ténèbres que l’unique mobilier étalait.
Dans l’air flottait un parfum extraordinaire d’une envoutante banalité ; réminiscence d’une époque lointaine, il sentait encore un peu le bois froid que les flammes avaient léché avec délice et puait le renfermé.
Une petite porte à la poignée geignant de ne guère avoir assez d’attention était située en face de la fenêtre, incitant qui le souhaitait à continuer la visite. Celui qui l’empruntait se retrouvait alors dans un nouveau couloir semblable en tout point à celui de l’entrée ; grinçant, plongé dans une obscurité naturelle d’une froideur toujours égale, il rappelait la pesanteur des nuits solitaires et aveugles . Seule sa fin différait, permettant pour la première fois une hésitation : deux accès étaient disponibles et, en frottant légèrement le bois d’une des ouvertures, on pouvait apercevoir une inscription qu’un couteau sans doute enfantin avait laissé là. Un « Ch » sans suite annonçait une chambre.
Une fois ouverte l’on ne pouvait en effet que remarquer un lit marital qui occupait presque tout le lieu. Recouvert d’un drap blanc tirant sur le jaune, il partageait la place avec une armoire lourde qui ne tenait guère fermée. Lorsqu’une main tentait de pousser ses battants, le meuble s’exprimait alors dans un cri strident et déchirant, remerciant la personne qui la caressait enfin, et laissait percevoir une autre toute petite porte accompagnée d’une lucarne .
Vide de toute autre chose, le moindre son de la pièce était telle une ode mortuaire, brulante et émouvante. Elle pleurait l’abandon, le fait que nul ne soit là pour chaque jour embrasser du bout des doigts ses textures humides. – Sur l’une des étagères du placard, un chandelier renversé, prêt à rouler au sol et à se détacher du bout de bougie qu’il enlaçait encore, s’y accrochant mélancoliquement.
La sortie donnait accès à un endroit idyllique, merveille enchanteresse, fleur céleste et solitaire incongrue au milieu de ce tableau troublant. Quelques planches de bois avaient été posées à même le sol, offrant une petite terrasse sur laquelle des rosiers sauvages rampaient, et leurs milliers de pétales aimantes saluaient avec tendresse les pieds qui venaient fouler leurs côtes colorées.
Quelques petites marques blanches tapissaient le petit endroit, signe d’une présence animale qui nichait non loin, bloquant la lucarne avec un nid douillet.
Il ne restait plus qu’une salle dont l’entrée se trouvait à coté de celle servant pour le repos. Le bois de son entrée cependant avait moins bien survécu que ses confrères. Engrossé par quelque froid passé, il donnait du fil à retordre et des coups d’épaules étaient nécessaires pour pouvoir percevoir les trésors qu’il abritait.
Ce calice abimé possédait le plus grand des trésors : un vide complet. Alors que la porte s’ouvrait un bruit attirait l’attention, claquant, sec. La fenêtre de cette pièce –qui était aussi minuscule que celle de Vie- , seul ornement de ce lieu, était restée ouverte depuis le dernier passage dans cette maison.
Ce qui y marquait sans doute le plus, était l’odeur de bohème si différente par rapport au reste du domaine : fraîcheur et douce chaleur co-habitaient avec ravissement.
_________________ A coté des ténèbres, la lumière est plus profonde encore.
 |
|
| Back to top |
|
 |
Keilan Nouveau colon

 Offline
Joined: 17 Jul 2007 Posts: 48
Force: 2 Dextérité: 10 Constitution: 3 Intelligence: 3 Sagesse: 1 Charisme: 1
|
Posted: 02/09/2007 16:21:49 Post subject: Une demeure peu alléchante. |
|
|
Dans le quartier Nord, avait-elle dit. je m'y dirigeait depuis hum... Deja quelques temps. A croire que je n'avais rien d'autre a faire, c'était le cas. Mes pas plus que légers avancaient sans soulever le moindre grain de poussière, et ce avec un rythme un peu particulier. Mon regard d'ébène flotte sur chaque visage que je croise, sur chaque chose posée sur ma route. Pourtant je n'ai rien a voir, l'endroit est plus que désert. s'en est navrant. je n'ai rien d'autre a faire que de marcher, sans même pouvoir évoquer... Une quelconque histoire. Enfin, les numeros commencent a me parler: 32, 34... Ce sera donc de l'autre côté, ma tête se tourne et si ma machoire avait pu tomber ca aurait été le cas. Bon, elle aurait pu avoir pire mais aussi mieux... J'ai presque envie de la forcer a venir chez moi, sachant qu'elle s'y refuse je préfère éviter d'imaginer ca. Surtout si je veux qu'elle arrête de trop se soumettre.
J'entre, la porte n'est évidemment pas fermée... Elles ne le sont jamais tant qu'elles ne sont pas habitée, je prends la liberté de prendre l'un des doubles qui pend sur le mur: On ne sait jamais... Ma visite s'annonce assez courte et peu intéressante, une bâtisse de base. je préfère la mienne même si il n'y a rien a y ajouter. Pour toute chose a faire, il me semble que je vais devoir faire attention a ma femme, elle n'est pas encore la d'ailleurs? Etonnant. Le passe la tête au dehors mais la encore rien, il semblerait qu'elle se soit "encore" perdue... Cette idée m'arrache un petit rire amusé, alors que je me plante pile dans l'embrasure de cetet porte ouverte, attendant patiemment qu'elle arrive, les bras croisés et les yeux fermés. Comme toujours, un petit sourire ironique me pend au nez, je n'y peux rien c'est mon sourire a moi. _________________
 |
|
| Back to top |
|
 |
|

|